Archives pour mars 2015

25-03-2015

Un simulateur de vol extrême

Paris Charles de Gaulle, 11 heures. Excité, je découvre enfin la cabine de l’A330 et m’assieds sur le siège avant gauche, tandis que mon ami se pose dans le siège arrière. C’est lui qui m’a offert ce vol en simulateur. Tandis que mon instructeur prend position à mes côtés, sur le siège du co-pilote, j’observe la cabine, qui est l’exacte réplique d’un Airbus. La simulation est saisissante de réalisme. Par la fenêtre, j’aperçois l’aéroport de Nice, qui brille dans la nuit. Les instruments de bord brillent comme un sapin de Noël dans le cockpit. Je me retourne et aperçois les rangées de sièges du compartiment passager. Je ne vois pas trop à quoi peut servir de simuler cette partie de l’appareil, mais ils ont poussé l’immersion jusque là. Impressionné, j’attache ma ceinture et mets mon casque. Une poignée de minutes plus tard, après avoir procédé aux vérifications d’usage sous l’oeil attentif de mon instructeur, je demande finalement à la tour l’autorisation de décoller, puis pousse la manette des gaz. Un instant plus tard, je tire le manche vers moi et l’appareil quitte le tarmac dans le hurlement des moteurs. Je me retrouve collé contre mon siège tandis que nous grimpons à deux mille pieds. L’expérience est si prenante que j’en oublie qu’il s’agit d’une simulation. On est loin d’un FSX, ici. Ce simulateur professionnel est utilisé par les compagnies pour l’instruction de leurs pilotes de ligne et il reproduit la réalité à plus de 98% ! Niveau visuel, d’abord : la terre est rendue en qualité photo-réaliste. Les conditions météorologiques sont si bien rendues qu’on ne peut parfois distinguer le réel du virtuel : la nuit et son ciel étoilé sont incroyables ; l’orage près duquel nous passons est une pure merveille. Mais c’est au niveau sensations où l’expérience est la plus troublante : la cabine est aménagée sur des vérins hydrauliques, qui permettent de recréer tout ce qu’on peut ressentir en vol : accélérations, inclinaison, turbulences… J’ai opté pour un simple trajet entre Nice et Ajaccio, de nuit et sous un ciel dégagé. Une expérience magique et reposante… jusqu’à ce qu’un moteur me lâche et que le panneau de bord se mette à clignoter en tous sens (j’apprendrai plus tard que mon ami avait discrètement demandé à compliquer le vol avec une avarie) ! Je peux vous dire que ça n’a beau être qu’une simulation, la panique est bien réelle quand résonnent les alarmes que vous devez vous poser en urgence dans le noir sur une autoroute ! C’est de loin la meilleure expérience de simulation que j’aie jamais faite, et je la recommande à tous les accros de simulation. Et si vous êtes un mordu d’adrénaline, demandez-donc des conditions météos défavorables pour votre vol, ou une panne moteur : vous m’en direz des nouvelles… Pour en savoir plus, je vous laisse le lien vers la société chez qui fait cette expérience de simulateur de vol.

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25-03-2015

La Grèce continue vers l’abysse

Il est vital pour la Grèce d’obtenir une restructuration de sa dette publique afin de retrouver des marges de manoeuvre lui permettant de planifier et d’organiser son économie et de se financer à nouveau sur les marchés, a déclaré jeudi Alexis Tsipras. « Nous ne pouvons plus prétendre que la dette publique du pays est viable et que son service peut être assuré quand elle est à 178% » du produit intérieur brut, a dit le Premier ministre grec. « Il est absolument vital pour la Grèce d’obtenir une restructuration de sa dette » a-t-il ajouté. Restructurée, la dette grecque pourrait s’engager fermement sur une trajectoire de baisse, même avec une reprise modeste de la croissance nominale, a-t-il souligné. Alexis Tsipras s’exprimait au siège de l’OCDE à Paris, où il a signé un accord d’assistance technique pour l’identification et la mise en oeuvre de réformes de l’économie grecque par son gouvernement issu des élections de mi-janvier. Il a assuré qu’Athènes avait les moyens de faire face à ses obligations financières même s’il ne reçoit pas de nouvelle tranche de son aide internationale, actuellement gelée par ses grands créanciers le temps d’évaluer ce programme de réformes. « Il n’y a aucune raison de s’inquiéter (…) même s’il n’y a pas de versement d’une tranche en temps voulu, la Grèce remplira ses obligations », a-t-il assuré, alors que des économistes s’inquiètent du risque d’un défaut de paiement du pays. Selon l’Agence grecque de la dette publique (PDMA), le pays doit rembourser cette année 16 milliards d’euros au titre du principal de sa dette, auxquels s’ajoutent 5,87 milliards d’euros au titre des intérêts. Mais Athènes n’a plus accès aux marchés obligataires et ses émissions de bons du Trésor sont plafonnées, tandis que les banques du pays ne peuvent compter que sur les liquidités de la banque centrale nationale dans le cadre d’un mécanisme d’urgence. Alexis Tsipras a une nouvelle fois exprimé sa volonté de rompre de manière « irréversible » avec les années d »‘austérité » imposée par la « troïka » constituée par l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le FMI en échange de leur aide à la Grèce. Il a indiqué qu’Athènes souhaitait nouer avec ses partenaires européens une nouvelle relation « fondée sur la sincérité et la compréhension mutuelle », l’accord conclu avec l’OCDE devant permettre, selon lui, de faire progresser les choses sur ce point. « Nous sommes ici pour que l’OCDE mette son sceau sur les réformes que le gouvernement grec compte introduire et je pense que son visa sur notre passeport sera très significatif pour établir une confiance mutuelle avec nos créanciers », a-t-il dit. Cette confiance est mise à mal par des polémiques entre la Grèce d’une part, l’Allemagne et la BCE de l’autre, cette dernière ayant été accusée par le ministre des Finances Yanis Varoufakis de mener une politique « asphyxiante » envers Athènes. Pour Alexis Tsipras, les nouvelles réformes « structurelles » que les Grecs entendent mettre en oeuvre doivent permettre de rétablir la justice sociale et la croissance.

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25-03-2015

Hollande et le décrochage du réel

La France doit retrouver confiance à la faveur de la reprise économique pour ne plus avoir peur, a déclaré jeudi François Hollande, qui s’efforce avec Manuel Valls de détourner les électeurs du Front national avant les élections départementales. « C’est au moment où, justement, nous sommes dans cette phase de reprise qu’il faut ouvrir les yeux, ne rien nier de la réalité, des difficultés, mais avoir confiance dans ce que nous sommes », a dit le président, qui visitait des entreprises exportatrices en Isère, un département qui pourrait basculer à droite le 29 mars. « C’est en ayant confiance dans ce que nous pouvons porter ensemble que nous n’aurons plus peur », a dit le chef de l’Etat, pour qui la baisse de l’euro, des taux d’intérêt et des prix du pétrole constituent un environnement idéal et une bouffée d’oxygène pour les entreprises françaises. François Hollande, qui avait promis, en vain, d’inverser la courbe du chômage à la fin de 2013, s’était, suite à ce désaveu, astreint à la prudence sur le terrain des prévisions économiques avant de regagner son optimisme ces derniers mois. Venu célébrer, selon son entourage, « la France qui gagne », François Hollande a profité de sa visite pour fustiger la tentation « du repli », présente selon lui dans le programme du parti de Marine Le Pen, qui souhaite sortir la France de l’euro. « Regardez ces entreprises qui exportent, si l’on fermait les frontières, si l’on sortait de la zone euro, quel serait le destin de ces entreprises? », s’est interrogé le chef de l’Etat sur le site de Serge Ferrari, un groupe dont les toiles en composites souples équipent notamment des stades au Brésil. François Hollande a approuvé les propos de son Premier ministre, qui a dit « fustiger » un FN selon lui aux portes du pouvoir et favori du scrutin des départementales. « Le premier ministre a eu raison de dire qu’il y avait une menace », a estimé François Hollande, qui a pris le contre-pied du discours critique du FN vis-à-vis de l’Union européenne. Le chef de l’Etat a ainsi loué les décisions « audacieuses » de la Banque centrale européenne, qui prévoit d’injecter plus de mille milliards d’euros sur les marchés au cours des 18 prochains mois. La politique monétaire de la BCE, cumulée aux baisses de charges décidées par son gouvernement constituent une base solide pour la reprise de l’économie, a estimé François Hollande sur le site de Poma, une entreprise qui équipe de ses téléphériques urbains des métropoles comme New York ou Medellin, en Colombie.

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