25-06-2015

Vol sur Fouga Magister

Avant de le faire, je ne pouvais imaginer quelque chose de plus excitant, de plus extrême. Et après l’avoir fait, je peux encore moins l’imaginer : réaliser un vol en avion de chasse est sans aucun doute l’expérience la plus extrême que j’aie pu vivre dans ma vie. Cela s’est passé jeudi dernier, du côté de Rennes. Je me suis présenté au matin à l’aéroclub où j’ai fait la connaissance de mon instructeur, Max. Il m’a fait un briefing où il m’a décrit les caractéristiques de l’appareil, puis je suis allé enfiler mon uniforme de vol avant de rallier la voie de circulation. L’avion sur lequel j’allais voler – un Fouga – revenait justement d’un vol. En rejoignant l’appareil, j’ai donc croisé le client précédent. Il semblait un peu pâlot. Je lui ai demandé comment s’était passé son vol et il m’a répondu qu’il avait été victime du fameux voile noir et avait perdu connaissance pendant un instant. Parfois, je crois qu’il est bon d’être un peu moins curieux. Du coup, c’est la peur au ventre que j’ai sauté dans l’appareil et me suis attaché à mon siège. Après toute une batterie de contrôles de sécurité, on a finalement décollé. La première partie du vol a été assez paisible, et m’a permis de m’habituer progressivement. Mais enfin, après 10 minutes de vol, le pilote m’a informé que nous allions débuter les acrobaties. J’ai raté un battement de coeur quand il m’a annoncé ça. Le pilote a commencé par un virage à gauche, puis un second à droite, pour me donner un avant-goût. Ca ne paraît rien, dit comme ça, mais ça envoie tout de même un paquet de G. Pendant quelques secondes, on se sent plaqué contre son siège et il faut se contracter de toutes ses forces (pour éviter le voile noir, justement). Après cette mise en bouche, le pilote a enchaîné avec une suite de boucles. Les facteurs de charge m’ont là encore pressé contre mon siège. Dur à encaisser, il faut se contracter en permanence. Ils m’ont laissé haletant et en sueur. Le pilote m’a demandé si j’étais d’attaque pour continuer, et j’ai levé le pouce pour qu’il me voit dans le rétroviseur du cockpit ; je ne m’étais jamais senti aussi bien. Alors le pilote y est allé à fond. Et quand je dis à fond, c’est : à fond ! Les manœuvres se suivaient à toute vitesse : vol dos, tonneaux, looping, nouveau vol dos… Durant les (très brefs) instants de repos entre les manoeuvres, j’essayais vainement de retrouver mes repères, mais on était alors reparti dans une nouvelle série de figures. Pourtant, malgré les évolutions de plus en plus corsées, je me sentais parfaitement à l’aise. J’étais à court de souffle, dégoulinant de sueur, et complètement désorienté, mais je goûtais pleinement à ces sensations insolites. Au final, je n’ai pas connu le voile noir (j’ai seulement vu ma vision se rétrécir à certains moments), mais j’ai tout de même été un peu malade. Le plus curieux, c’est que ça s’est produit après avoir regagné le sol. L’expérienc était tellement intense que le corps semble avoir réagi en décalé. Je vous laisse imaginer la vitesse à laquelle j’ai eu droit… Je vous laisse le lien si cela vous intéresse de faire votre vol en Fouga Magister.

11376002_855310987858083_1553864944_n

Publié par enbalade dans Non classé | RSS 2.0

Lenouveauprof |
Foncierimmoconsult |
Dourdan Environnement |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Informationner
| Expandyourmind
| Sous l'écume du jour