Archives pour octobre 2015

13-10-2015

Une leçon très gustative

Villageoise ou Saint-Emilion ? Vous ne voyez pas la différence ? Si vous êtes du genre à mélanger bibine et grands crus, ce billet est pour vous ! Vendredi dernier, en effet, j’ai assisté à un cours d’oenologie à Lille. J’ai voulu tester un tel atelier en partant d’un constat simple : certaines expériences sont difficiles à faire à la maison, comme le fait de goûter 5 vins différents en laissant toute une série de bouteilles commencées. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais j’ai au final bien apprécié. Cela m’a notamment permis de faire ma première dégustation horizontale (c’est-à-dire, la dégustation d’un château dans plusieurs années). Même si les 40-50 ans étaient majoritaires lors de cet atelier, toutes les classes d’âge étaient représentées. Il faut dire que ces ateliers d’oenologie sont pour toutes sortes de publics, contrairement à ce que l’on pourrait croire (moi le premier, je l’admets). Dans l’atelier auquel j’ai participé, il y avait donc autant de fins connaisseurs que de novices, en passant par les niveaux intermédiaires tels que moi. J’ai été surpris de voir que les plus jeunes étaient les plus exigeants, lors de ce cours un peu particulier. C’est qu’ils ne viennent pas pour rire. Comme je l’ai appris en fin de cours, leur position sociale leur impose en fait une certaine connaissance du vin et ils viennent donc là pour parfaire leurs connaissances sur le sujet. Donc, bien qu’ils soient bien plus jeunes, ils sont nettement plus calés et exigeants que les plus âgés qui, comme moi, sont plutôt à la recherche d’un moment de plaisir durant lequel ils vont un peu apprendre. En tout cas, si vous êtes vraiment débutant dans le domaine et projetez d’assister à un tel cours, je vous recommande plutôt d’opter pour une formule ludique, comme par exemple de choisir un cours sur la manière d’accorder mets et vins. Vous aurez nettement plus de chance de retenir des astuces concrètes pour accompagner vos fromages que lors d’un cours magistral où il sera surtout question de la formation des cépages ! Mais au-delà de ces informations un peu trop théoriques, le cours et la dégustation sont très agréables, et permettent vraiment d’affûter ses papilles. C’est une expérience que je recommande, car elle donne un regard entièrement différent sur le vin. Si vous souhaitez faire de même, je vous recommande mon cours d’œnologie à Lille – suivez le lien pour le contact.

12135284_892386367516489_1120360649_n

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

13-10-2015

Pendant que l’on tue des enfants au Yemen

Les hostilités opposant les autorités yéménites aux insurgés houthis ont fait des centaines de morts et de blessés parmi les enfants, constate l’UNICEF. Au moins 279 enfants ont été tués et 402 autres blessés depuis fin mars au Yémen, dans le conflit armé entre les troupes gouvernementales et les rebelles houthis, a annoncé à Genève le porte-parole du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Christophe Boulierac. Il a rappelé que le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, avait invité « toutes les parties à cesser les hostilités pour faciliter les livraisons immédiates d’aide humanitaire à ceux qui en ont particulièrement besoin ». L’UNICEF a également attiré l’attention de l’opinion publique internationale sur la gravité de la situation en matière d’assistance médicale au Yémen, où la vie de millions d’enfants est actuellement en péril. Suite à l’arrêt de la vaccination, 2,6 millions d’enfants de moins de 15 ans risquent d’attraper la rougeole, a souligné Christophe Boulierac. Le nombre d’enfants exposés au danger de contamination par les infections respiratoires aiguës s’élève à 1,3 million de personnes, car de « nombreux hôpitaux et centres médicaux ne fonctionnent pas comme ils le devraient ». Suite aux mauvaises conditions hygiéniques et à l’absence d’eau potable, 2,5 millions d’enfants courent le risque de contracter une diarrhée. La malnutrition pose également un très grave problème. Selon l’UNICEF, au cours de 12 prochains mois, cette maladie pourrait se manifester sous une forme aiguë chez plus de 500.000 enfants et sous une forme modérée, chez 1,2 million d’enfants. Les affrontements entre les autorités yéménites et les rebelles houthis d’obédience chiite se sont intensifiés en août 2014. En janvier dernier, la branche armée des Houthis, Ansar Allah, s’est emparée de Sanaa, capitale du pays. Le président Abd Rabo Mansour Hadi et le gouvernement dirigé par Khaled Mahfoud Bahah ont démissionné sous la pression des rebelles. Le chef de l’Etat s’est réfugié d’abord à Aden, mais la prise de cette ville par les insurgés chiites l’a contraint à quitter le pays. A la demande du président en exil, l’Arabie saoudite soutenue par Bahreïn, le Qatar, le Koweït et les Emirat arabes unis effectue, depuis le 26 mars, une opération aérienne contre le Houthis. L’Egypte, la Jordanie, le Maroc et le Soudan ont également rejoint la coalition.

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

13-10-2015

Les problèmes africain de l’armée

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a immédiatement suspendu mardi deux soldats soupçonnés d’abus sexuels sur enfants au Burkina Faso, une célérité qui tranche avec la prudence observée lors d’un précédent scandale de même nature en Centrafrique. «Deux soldats français en mission au Burkina Faso ont été soupçonnés, hier (lundi), de s’être livrés à des actes à connotation sexuelle sur deux enfants», a annoncé à l’AFP le ministère français de la Défense. «Informé de ces soupçons, le ministre de la Défense a immédiatement signalé les faits allégués aux autorités judiciaires françaises compétentes (…). Il a également suspendu les deux soldats», a ajouté le ministère dans une déclaration écrite. Une des victimes supposées des deux soldats est une fillette de 5 ans, dont les parents étaient amis des agresseurs présumés, a déclaré à l’AFP un haut responsable de la gendarmerie burkinabè. «Il y a un soldat qui a filmé la scène avec une caméra quand le second effectuait les attouchements», a déclaré cette source proche de l’enquête. La victime est «une mineure de 5 ans environ dont le père est Burkinabè et la mère Française», a poursuivi le gendarme, ajoutant que «les deux soldats sont des amis de la famille», chez qui ils ont «oublié la caméra» grâce à laquelle ils avaient enregistré leurs méfaits. Le père de la fillette, après avoir visionné les images, a porté plainte à l’ambassade de France à Ouagadougou, qui a à son tour saisi la gendarmerie burkinabè, selon cette même source. «Une enquête de commandement a été déclenchée par le chef d’état-major des armées», le général Pierre de Villiers, a annoncé le ministère français. «Si les faits étaient avérés, l’armée se montrerait implacable à l’égard des deux personnes concernées», a souligné le ministère. Le parquet de Paris a ouvert dans la foulée, dès mardi soir, une enquête préliminaire pour agressions sexuelles sur mineurs, a appris l’AFP de source judiciaire. L’enquête a été confiée aux prévôts de la gendarmerie, chargés des investigations sur les militaires déployés sur les théâtres d’opérations extérieures. La décision de rendre l’affaire publique de même que la suspension quasi-immédiate des deux soldats, pour l’heure seulement suspects, sont aux antipodes du traitement réservé au premier scandale de viol sur mineurs, qui a écorné l’image de l’armée française. Jean-Yves Le Drian, informé dès juillet 2014 par les Nations unies d’accusations d’abus sexuels sur des enfants en Centrafrique, avait alors saisi la justice française et lancé une enquête interne, comme au Burkina Faso, mais n’avait pas dévoilé l’affaire ce qui lui fut reproché lorsque le scandale éclata au grand jour fin avril. Les accusations en Centrafrique, dénoncées dans un rapport interne de l’ONU, ont été révélées in fine par le quotidien britannique The Guardian, suscitant indignation et incompréhension face à une armée qui se veut exemplaire. Selon une source judiciaire, 14 militaires français ont été mis en cause, dont trois sont identifiés, par les témoignages de six enfants de neuf à treize ans dénonçant des faits commis au début de l’opération Sangaris entre fin 2013 et fin mai-début juin 2014. Jusqu’à ce jour, les trois militaires identifiés, qui ont depuis quitté la Centrafrique, n’ont pas été inquiétés au nom de la présomption d’innocence. «Si d’aventure un seul d’entre eux a commis de tels actes, qu’il se dénonce immédiatement (…) car cela revient à trahir ses camarades, l’image de la France et la mission des armées», avait alors réagi le ministre de la Défense. Au total 3000 militaires français sont déployés au Sahel – dont 220 environ au Burkina Faso – dans le cadre de l’opération antiterroriste Barkhane qui s’étend sur cinq pays (Mauritanie, Mali, Tchad, Burkina Faso et Niger). S’y ajoutent environ 900 soldats en Centrafrique où le contingent initial (2000 hommes) a été progressivement réduit pour laisser la place à la force de l’ONU (Minusca). Autre différence notable, la justice burkinabè a été immédiatement «saisie par l’ambassadeur de France à Ouagadougou», a précisé le ministère de la Défense. À Bangui, les autorités de transition ont déploré n’avoir été informées que tardivement de l’enquête française sur des viols présumés d’enfants par des militaires français.

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

Lenouveauprof |
Foncierimmoconsult |
Dourdan Environnement |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Informationner
| Expandyourmind
| Sous l'écume du jour