03-04-2018

Pauvreté et inclusion sociale en Belgique

Les transferts sociaux sont très efficaces en Belgique ( 30). La pauvreté avant transferts a diminué de 41 pp grâce aux transferts sociaux, alors que la moyenne de l’UE-28 était de 33 pp (en 2016). Un «droit à l’intégration sociale» couvre tous les aspects concernés, des conditions d’admissibilité aux modalités en matière de gouvernance. Ce droit à l’intégration sociale a pour objectifs principaux de constituer une voie vers l’emploi et de permettre l’octroi d’un revenu minimum garanti. Toutefois, pour un pays présentant un niveau d’inégalités de revenus relativement faible et un niveau comparativement élevé de dépenses sociales, la Belgique enregistre un niveau comparativement élevé de pauvreté monétaire relative. Celui-ci se situe à 15,5 %, ce qui est inférieur aux moyennes de l’UE et de la zone euro (respectivement 17,3 % et 17,4 %). Il est également plus faible que celui de l’Allemagne. L’effet de réduction des inégalités des impôts et des transferts sur le coefficient de Gini est de 23,6 pp, soit l’un des plus élevés dans l’UE. ( 31) Personnes exposées au risque de pauvreté: celles qui vivent dans un ménage dont le revenu disponible équivalent est inférieur à 60 % du revenu disponible équivalent médian national. (16,5 %), mais supérieur à ceux des Pays-Bas (12,7 %) et de la France (13,6 %). Certains groupes présentent des taux de pauvreté supérieurs à la moyenne de l’UE. C’est notamment le cas des personnes vivant dans des ménages quasiment sans emploi avec enfants (80,7 %, contre une moyenne de 68,3 % dans l’UE) ou des personnes nées en dehors de l’UE (44,9 %, contre une moyenne de 30,8 % pour l’UE). Ce taux de risque de pauvreté a augmenté chez les personnes nées en dehors de l’UE, pour atteindre 44,9 % en 2016 (alors qu’il était de 41,5 % en 2015), et est quatre fois plus élevé que chez les personnes nées en Belgique (11,1 %). On constate que la privation matérielle aiguë est plus de cinq fois plus élevée chez ces personnes (18,3 %, contre 3,6 % chez les personnes nées en Belgique). Cela s’explique principalement par la faiblesse des taux d’emploi des personnes nées en dehors de l’UE, mais aussi par une plus grande pauvreté laborieuse au sein de ce groupe (19,5 %, contre 3,3 %). La pauvreté des enfants est également relativement forte; elle est alimentée principalement par le nombre d’enfants vivant dans des ménages quasiment sans emploi. Cela vaut tout particulièrement pour les enfants dont le niveau d’éducation des parents est inférieur au premier cycle du secondaire. Le taux de pauvreté de ce groupe est supérieur aux moyennes de l’UE et de la zone euro et aux taux des Pays-Bas et de la France, mais plus faible que celui de l’Allemagne. La Belgique affiche l’un des plus grands écarts de risque de pauvreté ou d’exclusion sociale entre les personnes handicapées et les personnes non handicapées. Parmi les personnes en âge de travailler, le risque de pauvreté augmente de manière significative pour celles qui ont un faible niveau d’éducation. Il convient de noter qu’il augmente également de plus en plus pour celles qui ont un niveau d’éducation «moyen» (SPF Sécurité sociale, 2017).

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