Archives pour la catégorie 'Non classé'

14-07-2017

Le nouveau monde

Moi qui adore conduire, je peux vous dire que j’ai adoré l’aventure : il y a peu, j’ai en effet découvert avec ma femme les Etats-Unis… en camping-car. Ce choix nous a ainsi permis de faire la mythique Route 66 sans la moindre difficulté, et permis de nous arrêter où nous le souhaitions ! Un voyage magnifique, en somme ! Plus d’une fois, pourtant, nous avons discuté avec les habitants. Nous avons, entre autres choses, discuté de nos pays respectifs. Et j’ai été sidéré de voir à quel point nous sommes diamétralement opposés. Ce n’est pas que la distance qui nous éloigne. Observez ne serait-ce que leur affection pour les armes à feu. Encore dernièrement, il y a eu une fusillade qui a tué plusieurs personnes. Il n’est pas un jour sans que ce genre de drame ait lieu. Et malgré tout, les habitants avec qui nous avons évoqué la question étaient opposés à tout contrôle des armes à feu. Ce qui a le plus frappé mes enfants durant notre séjour, c’est l’obésité. Si elle tend à reculer chez nous, c’est une véritable hécatombe aux Etats-Unis : elle concerne quand même 35% des américains ! Et la situation ne va pas s’améliorer, puisque leur président a ruiné les efforts de Michelle Obama pour mettre en place une alimentation plus équilibrée à l’école. Justement, comment ne pas évoquer leur président milliardaire ? Si Trump nous apparaît assez ridicule, ici, ça n’a vraiment rien à voir, aux Etats-Unis. Certains sont même fan des initiatives de leur président, et approuvent le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat. En dépit de tout ce qu’il a déjà fait, ils ne perçoivent pas la nocivité du programme de Trump. Etrange pays, décidément. A part ça, si vous souhaitez voyager là-bas, je vous recommande vraiment de le faire en camping-car ! Ca change tout. On est complètement libre d’un bout à l’autre, et ça fait un bien fou ! Vous pouvez jeter un oeil au site qui nous a loué le camping-car, si vous voulez voir quelques photos… Retrouvez toutes les infos sur cette location de camping car aux Etats-Unis en cliquant sur le lien.

campingcar8

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

27-06-2017

Les médias détruisent le message politique

Le traitement de l’information est un élément central de notre système démocratique. C’est précisément cette information qui fait le lien entre les citoyens et le débat public, permettant à chacun de se forger une opinion. Bien que la liberté de la presse soit une valeur fièrement affichée et ardemment défendue dans notre pays, il arrive que le traitement de l’information soit bancal. Démonstration avec l’exemple de Jean-Luc Mélenchon. Mardi 13 juin 2017, Jean-Luc Mélenchon donne une interview à RTL. Onze minutes sur une matinale de grande audience, bien. Il aborde différents sujets, souligne la très forte abstention lors du premier tour des élections législatives et explique qu’elle traduit une absence de majorité populaire pour détruire le code du travail et faire entrer l’état d’urgence dans le droit commun comme souhaite le faire monsieur Macron. Il appelle ensuite les jeunes et les milieux populaires à se mobiliser pour permettre aux candidats de la France Insoumise qualifiés au second tour de représenter l’opposition humaniste, écologiste et sociale que son mouvement propose face au président de la République. Au détour d’une phrase, 10 secondes, il évoque l’ « auto-célébration » du Président et évoque un « culte de la personnalité », avant de revenir sur son sujet. Devinez ce que certains médias décident de mettre en avant? La ficelle est grosse, déjà utilisée et réutilisée. Et pourtant, elle fait mouche. Pas un mot, ou presque, sur les sujets politiques abordés par le candidat. Seul l’extrait de quelques secondes, éloigné du fond de discours de Jean-Luc Mélenchon, du message qu’il veut faire passer, est mis en avant. Le titre de l’article est une exagération criante. Non, le candidat de la France Insoumise ne s’est pas rendu dans le studio RTL pour parler d’un « culte de la personnalité de Macron », mais pour parler de politique, de société, et des élections législatives pendant dix minutes. Non, Mélenchon n’a pas souhaité tacler Emmanuel Macron, mais bel et bien défendre son projet et sa vision politique. Mais la presse, s’abandonnant à un travail de déconstruction du message politique, n’en dira pas un mot. Tout, sauf la politique! Sur les réseaux sociaux, les titres sont bien souvent plus observés que les textes ne sont lus. Imaginez donc, Mélenchon qui passe sur RTL pour tacler Macron sur un « culte de la personnalité ». Un titre alléchant, le buzz parfait. Une belle façon de soigner le taux de clics et le nombre de lectures sur le site! Cet épisode n’est pas la première manipulation médiatique à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon. Quelques semaines auparavant déjà, le monde médiatique (notamment les médias traditionnellement à gauche) s’était acharné sur une prétendue position « ni-ni » du candidat insoumis lors du second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Pourtant, à aucun moment l’ancien leader du Front de Gauche ne s’est positionné de la sorte: s’il a refusé de donner une consigne de vote, et si sa déception fut visible au premier coup d’oeil, son discours fut sans ambiguïté, « pas une seule voix pour Marine Le Pen ». Ainsi donc, jamais Jean-Luc Mélenchon n’a appelé à ne voter ni pour l’un, ni pour l’autre. Et pourtant, l’étiquette du « ni-ni » lui fut collé sur le dos, et diverses accusations ont suivi: l’Insoumis faisait le jeu du Front National, il ne respectait pas la démocratie, il était mauvais perdant, et son ego dépassait les enjeux républicains… Une suite d’accusations et de mises en cause souvent violentes, basées pourtant sur une fausse affirmation. Voici donc la question qui se pose face à cette situation: Quel est l’intérêt pour la presse de véhiculer ainsi de fausses informations? Inconscience, en faisant primer le nombre de lectures sur la vérité des informations? Parti-pris politique, en déformant volontairement le discours de la personne interviewée afin de la décrédibiliser? Difficile d’affirmer quelle est la réponse, mais une chose est sûre: une telle attitude de la part des organes de presse est profondément regrettable. L’exemple pris ici est celui de Jean-Luc Mélenchon, mais il n’est bien évidemment pas le seul politique confronté à ce problème. Comment permettre à la démocratie de prendre pleinement sa place, de fonctionner pleinement, alors que les outils sensés informer les citoyens ne traitent pas les informations de façon objective? Évidemment, il y a toujours eu des orientations politiques au sein des rédactions: Le Figaro, journal de droite; Libération, journal de gauche… et cela n’est pas un point négatif! Il est essentiel que les citoyens puissent avoir accès à des prises de positions, à des réflexions de tous bords et leur permettant de s’informer, de réfléchir, de prendre part au débat citoyen et de se positionner sur les grandes thématiques de la société. Cependant, ce n’est pas le cas dans cet exemple: en ne traitant pas l’information de façon objective, et en déformant les propos de Jean-Luc Mélenchon, les organes de presse dénaturent le jugement que les citoyens portent sur le candidat. Lorsque cela se passe à quelques jours des élections législatives, le problème moral n’est évidemment pas à démontrer. Oui, dans ces cas, une déformation médiatique existe. Oui, les médias s’arrangent parfois avec les propos des responsables politiques, occultent une partie du discours, traitent les sujets avec des angles précis ne reflétant pas l’exacte vérité. A l’heure où le monde politique semble en profonde mutation, où la majorité des citoyens semble favoriser la transparence de l’action publique, et appelle des élections à la proportionnelle, la problématique du fonctionnement médiatique est posée. Si les organes de presse les plus importants trouvent toujours leur audience jusqu’à aujourd’hui, la défiance des Français se fait déjà ressentir. L’appartenance de la grande majorité des médias à 9 milliardaires, dont les intérêts financiers et politiques sont certains, est une question sur laquelle il devient urgent de se pencher, car elle favorise un climat de doute, de méfiance, et de remise en cause sur laquelle certains responsables politiques n’hésitent pas à jouer. L’exemple de Donald Trump aux Etats-Unis est saisissant. De plus, l’avènement des réseaux sociaux et des plateformes d’expression en ligne semble donner plus de place à l’expression citoyenne et à un nouveau mode de communication politique, qui contourne habilement les médias traditionnels. YouTube, Facebook, Snapchat… autant d’outils aujourd’hui disponibles pour faire passer son message. Une stratégie déjà utilisée lors de l’élection présidentielle de 2017, avec une efficacité particulière, par un certain… Jean-Luc Mélenchon, justement!

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

29-05-2017

Secteurs d’innovation

Dans des marchés continentaux, voire globaux, l’innovation est un avantage comparatif clé pour rester compétitif. Les villes mondiales qui réussissent, s’appuient toutes sur une dynamique d’innovation, soit pour promouvoir quelques secteurs clé (villes du modèle multi-spécialiste innovant), soit pour pousser en avant un savoir-faire particulier et mondialement reconnu (modèle fonctionnel). Quel que soit le modèle d’innovation, incrémental ou de rupture, les ingrédients d’une stratégie d’innovation réussie sont : l’excellence de la recherche, la qualité des interactions entre les acteurs, enfin la capacité à transformer la recherche en innovation commercialisable. Paris Ile-de-France dispose d’atouts considérables sur certains de ces aspects, notamment la R&D, le capital humain, et un bon ancrage territorial de l’innovation à travers les pôles de compétitivité. La Région-Capitale souffre en revanche d’un déficit de conversion de sa R&D en innovation commercialisable. La métropole francilienne doit aujourd’hui refonder son modèle d’innovation, en s’appuyant sur ses points forts.

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

24-05-2017

Découverte de l’Afrique du Sud

Pendant pas mal d’années, j’ai voyagé seul ou en couple. Mais ces derniers temps, j’ai complètement changé d’avis. Il y a peu, j’ai ainsi visité Cape Town. Ce sont vraiment deux manière de voyager qui sont le jour et la nuit, et chacune a ses atouts et inconvénients. En solo, le plus jouissif, c’est la possibilité qu’on a de pouvoir parler avec les autochtones. Il est plus commode de nouer des liens avec eux, et cela donne souvent de belles rencontres, voire de belles et solides amitiés qui durent malgré la distance. En revanche, ça peut être une source de stress, parfois. Quand on est seul en terre inconnue, cerné par des personnes qui parlent une langue incompréhensible, on peut parfois se sentir un peu dérouté. D’un autre côté, cela permet de sortir de son petit confort, ce qui est très enrichissant. Le voyage de groupe a des avantages très différents. C’est évidemment plus tranquille, puisque c’est un guide qui se préoccupe de l’hôtel et des visites : on n’a donc qu’à se laisser conduire. Mais ce n’est pas le plus important. D’après moi, le plus important, c’est l’ambiance décontractée et le sentiment d’appartenir à un groupe. C’est assez difficile à expliquer à quelqu’un qui ne jure que par le voyage en solo. Le fait de vivre en groupe pendant plusieurs jours vous plonge dans une atmosphère : c’est carrément une leçon de vie. De temps en temps, on se retrouve contraint de voyager avec des caractères qu’on n’apprécie pas. Et parfois, le fait de vivre une semaine avec eux vous met sur les nerfs. Mais l’inverse est aussi vrai, et l’on fait parfois de belles rencontres. Les liens qu’on crée au cours du voyage se décomposent habituellement une fois de retour, mais c’est tout naturel. Ce qui est important, finalement, c’est cette complicité très singulière qui dure rarement au-delà du voyage, et qui contribue pas mal à rendre le voyage inoubliable. Je vous mets un lien vers le site où j’ai trouvé mon voyage de groupe, si vous avez envie de découvrir Cape Town.Retrouvez toutes les infos sur ce voyage en Afrique du Sud en suivant le lien.

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

23-04-2017

Critique gastronomique : les délices du Grand Bain

Dans ce nouveau genre de restaurants qui vient de jaillir, il faut vite trouver le mode d’emploi. Bien souvent, ils reposent sur des petits plats façon tapas, un solide comptoir vrillant sur les vins nature, et des nuées de clients se serrant au coude-à-coude. À chacun de déjouer la canonnade, de sortir du taillis à point nommé. C’est le cas du Grand Bain, nouveau rade agrippé par la canaille gourmande dans le off de Belleville, à Paris.  En cuisine ouverte sur la salle, le Britannique Edward Delling Williams (ancien d’Au Passage, aussi vu au St John, à Londres) épaulé par son chef de rang (Édouard Lax). Le cuisinier a posé son socle dans un décor dénudé, post-industriel avec ses humeurs chafouines de béton, de fer, de bois, de lumières. Celles-ci brillent sans indulgence, comme le chef lorsqu’il dit – qu’il aboie presque – les intitulés des plats à ses partenaires de fourneaux. Comme s’il y avait une urgence, quelque chose d’impérieux à sortir vite fait des entrailles de la cuisine des plats monosyllabiques. Et c’est bon, figurez-vous, bigrement affûté, à l’image de ces saint-jacques avec céleri-rave, de la seiche-potimarron-dashi ou encore de l’asperge-jaune d’œuf-noisette, du ragoût et ses gnocchis. Nourritures boxées, expéditives, tapant au centre. Il y a là comme une allégresse bienheureuse, de l’évidence et un réel plaisir autour de ces plats avides. Pour les bucoliques souhaitant des séquences plus longues, il y a également du répondant : merlu entier (30 €) ou épaule d’agneau (45 €). Bien évidemment se cogner un coude-à-coude sonore n’est pas du goût de tout le monde. Mieux vaut dans ces cas-là devancer la contrariété, et surprendre le restaurant aux prémices ou tard le soir. En tout début de service, au bar (pas de réservations), le coup est plus que jouable : on hérite de la tranquillité, de l’attention du service et surtout de la mise sur orbite des cuisiniers. Puis, lentement, la salle se remplit. Elle bourdonne, vrombit, devient presque insupportable au moment où vous levez le siège.

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

21-04-2017

A Juno

Le mois dernier, j’ai fait un voyage original à Juno avec ma moitié.Où nous nous sommes faits ce qui pourrait bien devenir de nouveaux amis. C’est assez surprenant, en fait. Il n’y a encore pas si longtemps, nous sommes partis sans personne à nos côtés. L’idée même du voyage en attroupements nous paraissait incompréhensible. Nous discutons pourtant sans problème avec les autres. Néanmoins, nous avons pris l’habitude de voyager sans contraintes après avoir tenté des vacances avec un couple d’amis. Ce fut un tel désastre que nous nous sommes perdus de vue dès que nous sommes rentrés. Nous les connaissions pourtant ce couple depuis l’université, mais il nous a suffi de vivre avec du matin au soir pour nous apercevoir de certaines choses. Nous Nons avons vite réalisé dès le premier réveil que d’après eux, les vacances voulait dire en faire le moins possible. Ils sortaient du lit des heures après nous, buvaient leur petit-déj durant une éternité, puis il fallait les motiver pour se bouger. Si vous me suivez régulièrement, vous savez combien tout ça est l’antithèse de ma façon de penser. Autant vous dire que j’ai eu un peu de mal avec l’expérience et j’ai éprouvé plus d’une fois de les massacrer. Nous avons bien retenu la leçon :o n n’est pas nécessairement faits pour vivre en groupe, même lorsqu’il s’agit de ses proches. Bizarrement, il est moins dangereux de partir en groupe avec des personnes qu’on côtoie seulement pour la durée du voyage. On peut parfaitement décider de ne parler à personne ; les enjeux sont nettement moins grands. Je crois que c’est l’idée du choix qui nous charme avec le voyage , en fin de compte. On peut choisir de voyager de manière fusionnelle ou le faire à deux. Et vous pouvez me croire, ça pèse dans la balance. Voilà l’agence qui nous a organisé ce voyage. Rien que les photos me donnent déjà envie d’y retourner… Je vous laisse le lien vers le site spécialiste du voyage insolite.

juno

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

16-03-2017

Le trafic aérien a fait un bond de 6,3%

Le trafic aérien de passagers a connu une nouvelle année de forte croissance en 2016, avec un bond de 6,3% par rapport à l’année précédente et un nombre record de 3,7 milliards de passagers, a annoncé jeudi l’Association internationale du transport aérien (IATA). « La connectivité a augmenté avec la création de 700 nouvelles lignes et une baisse de 44 dollars en moyenne sur les billets a contribué à rendre encore plus accessibles les voyages en avion », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général de l’IATA. Il s’agit de la 2e plus forte hausse du trafic passagers depuis 2010, après celle de 2015 (+6,5%). La moyenne des 10 dernières années s’établit à 5,5%, indique un communiqué de l’association qui représente 265 compagnies aériennes dans le monde. Le communiqué indique par ailleurs que la capacité des compagnies aériennes a augmenté de 6,2% et que le taux d’occupation des sièges a progressé de 0,1 point de pourcentage, pour atteindre le niveau record de 80,5%. La plus forte hausse du trafic passagers a été enregistré par les compagnies du Proche-Orient (+11,8%), suivies de celles de la région Asie-Pacifique, qui représentent un tiers du trafic global, avec une hausse de 8,3%. Les compagnies d’Amérique Latine, qui avaient connu en 2015 une hausse de 9,3%, ont subi un ralentissement l’an dernier. Le trafic passagers n’a progressé que de 7,4%, en raison notamment des difficultés politico-économiques du Brésil, le plus grand marché de la région. A noter la forte progression des compagnies africaines qui stagnaient jusqu’ici en queue de classement. Le trafic passager a bondi de 7,4% en 2016, soit la meilleure performance depuis 2012. En 2015, il n’avait augmenté que de 3%. Le trafic en Europe se maintient, avec une hausse de 4,8% (+5% en 2015), mais les compagnies européennes conservent néanmoins le record de taux d’occupation des sièges avec 82,8%. Ce sont les compagnies aériennes d’Amérique du Nord qui se classent en dernière position, avec une progression de 2,6% seulement, contre 3,2% en 2015. Le patron de l’IATA a toutefois mis en garde contre les tentations protectionnistes qui pourraient entraver le développement du transport aérien. « La sécurité et la compétitivité doivent, bien sûr, figurer toujours à la première place pour les gouvernements, a-t-il dit. L’aviation est le commerce de la liberté. Et nous devons défendre ses bénéfices sociaux et économiques face aux restrictions de voyage et aux programmes protectionnistes ».

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

10-12-2016

L’Espagne et le protectionnisme

Le protectionnisme. Que voilà donc un vieux concept, que l’on pourrait croire mort et enterré. On pourrait penser que l’histoire a amplement démontré son inefficacité, et pire, sa contre-productivité. Et pourtant, il faut croire qu’il reste en la matière des irréductibles. Jeudi dernier, on m’a en effet expédié à Valence en Espagne pour participer à un colloque lors duquel un collaborateur a littéralement loué les vertus du protectionnisme ! Selon lui, notre pays devait garantir les usines françaises contre la concurrence asiatique. Celle-ci cause en effet de nombreux dépôts de bilan en France, et il serait urgent que nous protégions nos industries contre elle. Le protectionnisme serait alors, évidemment, le seul recours possible. Cette réflexion est à mes yeux tellement datée et hors de toute réalité qu’elle a tout, selon moi, d’une aberration. Le protectionnisme est à mon sens un fléau bien pire que la concurrence, car il détruit bien plus encore, et de manière bien plus certaine. Le protectionnisme est une initiative consciente pour refuser l’arrivée de produits extérieurs sur le marché français. Pourquoi ? Simplement parce qu’ils n’ont pas été élaborés sur notre territoire. A mon sens, le protectionnisme est foncièrement un piège, gênant pour les citoyens… et tout simplement mortel pour les industries qui s’y laissent aller. Côté consommateur, les choses sont claires : en se voyant refuser l’accès aux biens étrangers, les français sont forcés de payer le prix fort. Mais la situation est encore pire côté industrie. Au début, les producteurs locaux paraissent certes en sortir gagnants : grâce aux taxes d’importation, ils sont épargnés par la concurrence et ne doivent ainsi pas s’accorder aux rigueurs du marché. Ils peuvent ainsi (et ils ne manquent jamais de le faire) devenir insouciants et encore moins concurrentiels. Néanmoins, le jour où les mesures de protection sont révoquées, leur chute n’en est que plus rapide et plus violente. Pour avoir voulu rester, même provisoirement, hors la course, ils en sont définitivement éliminés, incapables qu’ils sont de rattraper leur retard. Exactement l’effet inverse à celui escompté, en somme. Sinon, ce colloque était réglé avec soin, ce qui n’a pas manqué de me surprendre : c’est suffisamment rare pour que cela soit souligné. Pour en savoir plus, je vous laisse le lien vers l’organisateur de ce séminaire en Espagne.

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

23-11-2016

Vivre 5 ans de plus

C’est une bonne nouvelle : l’espérance de vie a progressé de manière spectaculaire depuis 2000, selon les Statistiques sanitaires mondiales de cette année publiées jeudi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette hausse de 5 ans en 15 ans est la plus rapide depuis les années 1960, et inversent les tendances à la baisse observées dans les années 1990. A cette époque, l’épidémie de Sida avait plombé l’Afrique, et la chute de l’Union soviétique avait engendré un recul des conditions sanitaires en Europe de l’Est. Depuis 2000, la hausse a été la plus forte en Afrique, où l’espérance de vie a gagné 9,4 ans pour atteindre 60 ans, grâce aux progrès en matière de survie de l’enfant, de lutte contre le paludisme et d’extension de l’accès aux médicaments antirétroviraux pour le traitement du VIH. À l’échelle mondiale, l’espérance de vie pour les enfants nés en 2015 était de 71,4 ans (73,8 ans pour les filles et 69,1 ans pour les garçons). Des inégalités fortes existent toujours : c’est au Japon que les femmes peuvent espérer vivre le plus longtemps (86,8 ans en moyenne) et en Suisse que les hommes vivent le plus vieux (81,3%). Des chiffres bien loin de ceux de la Sierra Leone, qui a l’espérance de vie la plus faible au monde : 50,8 ans pour les femmes et 49,3 ans pour les hommes. L’espérance de vie en bonne santé, c’est-à-dire le nombre d’années en bonne santé qu’un enfant né en 2015 peut s’attendre à vivre, est de 63,1 ans au niveau mondial (64,6 ans pour les femmes et 61,5 ans pour les hommes).

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

23-11-2016

Tout sauf Sarko

Rien ne semble pouvoir ébranler la confiance de Nicolas Sarkozy et de ses amis. Pas plus les contre-performances de son parti, devancé par le FN aux élections régionales et aux européennes, que le récent fiasco de son offensive contre le vote électronique pour les expatriés. Et encore moins les mauvais sondages, à l’image de celui de Viavoice, que publie Libération. Il met en évidence une régression régulière depuis son retour, en septembre 2014. Mais à six mois de la primaire, l’ancien chef de l’Etat se fait fort de déjouer tous les pronostics. Avec la débordante confiance en soi qui le caractérise, il explique que la vraie compétition ne commence qu’en septembre prochain, quand sera connue la liste des vrais candidats. Notre sondage Viavoice montre que loin de s’imposer comme une évidence, la candidature Sarkozy est au contraire de plus en plus rejetée par les Français. Les deux tiers des sympathisants de droite et du centre (64%) et près de la moitié des sympathisants LR (45%) ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se présente en 2017. La refondation du parti n’a manifestement rien arrangé : en février 2015, 37% des Français estimaient que Nicolas Sarkozy serait un «bon président de la République». Ils ne sont plus que 21%, aujourd’hui, à partager cette opinion. Très loin derrière Alain Juppé (45%), le chef de LR est désormais devancé par François Fillon (29%), François Bayrou (25%) et Bruno Le Maire (23%). Cette dégradation se mesure aussi au nombre de Français qui déclarent avoir cru mais ne plus croire en Sarkozy. Ce serait, selon notre sondage, le cas de 32% des électeurs. Pour justifier son retour, le Président retraité avait expliqué que «le devoir» l’appelait car il était, hélas, le seul à pouvoir contenir le Front national. Il n’a pas convaincu : seulement 15% des Français estiment que son passé présidentiel constitue un atout tandis que 54% y voient un «handicap». Ils sont plus nombreux (58%) à dire qu’ils ne lui font «pas confiance» et plus encore (69%) à estimer qu’il n’est pas «porteur d’idées nouvelles». On cherche en vain les traces du Sarkozy d’avant 2007, celui qui bousculait Chirac et les chiraquiens à grand renfort de propositions inédites. Contre un Juppé qui serait le candidat du «système» et des élites, Sarkozy prétend jouer la carte de l’homme de la rupture qui sait parler au peuple et qui ne craint pas la transgression. Cela ne va pas être facile. Selon notre sondage, il n’est considéré comme «proche des gens» ou «à l’écoute des difficultés des Français» que par 16% à 19% des personnes interrogées. «Loin d’incarner l’anti-système, il apparaît davantage comme un professionnel de la politique, identifié à son parti lui-même au cœur du “système”», constate François Miquet-Marty, président de Viavoice. Conséquence logique de cette dégradation; les Français doutent de sa capacité de victoire. Seuls 22% des électeurs et pas plus de 55% des sympathisants LR estiment que Nicolas Sarkozy est «capable de gagner la prochaine élection présidentielle». «C’est une large part du récit construit autour de Nicolas Sarkozy en 2007 et en 2014 qui s’effondre : l’homme de la rupture devient celui du passé», conclut François Miquet-Marty.

Posté par enbalade dans Non classé | Commentaires fermés

Lenouveauprof |
Foncierimmoconsult |
Dourdan Environnement |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Informationner
| Expandyourmind
| Sous l'écume du jour