06-06-2016

Les éléments de l’expérience

Un système quelconque devant nécessairement être formé d’élémens qui lui soient essentiellement homogènes, l’esprit scientifique ne permet point de regarder la société humaine comme étant réellement composée d’individus. La véritable unité sociale consiste certainement dans la seule famille, au moins réduite au couple élémentaire qui en constitue la base principale. Cette considération fondamentale ne doit pas seulement être appliquée en ce sens physiologique, que les familles deviennent des tribus, comme celles-ci des nations; en sorte que l’ensemble de notre espèce pourrait être conçu comme le développement graduel d’une famille primitivement unique, si les diversités locales n’opposaient point trop d’obstacles à une telle supposition. Nous devons ici envisager surtout cette notion élémentaire sous le point de vue politique, en ce que la famille présente spontanément le véritable germe nécessaire des diverses dispositions essentielles qui caractérisent l’organisme social. Une telle conception constitue donc, par sa nature, un intermédiaire indispensable entre l’idée de l’individu et celle de l’espèce ou de la société. Il y aurait autant d’inconvéniens scientifiques à vouloir le franchir dans l’ordre spéculatif, qu’il y a de dangers réels, dans l’ordre pratique, à prétendre aborder directement la vie sociale sans l’inévitable préparation de la vie domestique. Sous quelque aspect qu’on l’envisage, cette transition nécessaire se reproduit toujours, soit quant aux notions élémentaires de l’harmonie fondamentale, soit pour l’essor spontané des sentimens sociaux. C’est par là seulement que l’homme commence réellement à sortir de sa pure personnalité, et qu’il apprend d’abord à vivre dans autrui, tout en obéissant à ses instincts les plus énergiques. Aucune autre société ne saurait être aussi intime que cette admirable combinaison primitive, où s’opère une sorte de fusion complète de deux natures en une seule. Par l’imperfection radicale du caractère humain, les divergences individuelles sont habituellement trop prononcées pour comporter, en aucun autre cas, une association aussi profonde. L’expérience ordinaire de la vie ne confirme que trop, en effet, que les hommes ont besoin de ne point vivre entre eux d’une manière trop familière, afin de pouvoir supporter mutuellement les diverses infirmités fondamentales de notre nature morale, soit intellectuelle, soit surtout affective. On sait que les communautés religieuses elles-mêmes, malgré la haute puissance du lien spécial qui les unissait, étaient intérieurement tourmentées par de profondes discordances habituelles, qu’il est essentiellement impossible d’éviter quand on veut réaliser la conciliation chimérique de deux qualités aussi incompatibles que l’intimité et l’extension des relations humaines. Cette parfaite intimité n’a pu même s’établir dans la simple famille que d’après l’énergique spontanéité du but commun, combinée avec l’institution non moins naturelle d’une indispensable subordination. Quelques vaines notions qu’on se forme aujourd’hui de l’égalité sociale, toute société, même la plus restreinte, suppose, par une évidente nécessité, non-seulement des diversités, mais aussi des inégalités quelconques: car il ne saurait y avoir de véritable société sans le concours permanent à une opération générale, poursuivie par des moyens distincts, convenablement subordonnés les uns aux autres. Or la plus entière réalisation possible de ces conditions élémentaires appartient inévitablement à la seule famille, où la nature a fait tous les frais essentiels de l’institution. Ainsi, malgré les justes reproches qu’a pu souvent mériter, à divers titres, une abusive prépondérance passagère de l’esprit de famille, il n’en constituera pas moins toujours, et à tous égards, la première base essentielle de l’esprit social, sauf les modifications régulières qu’il doit graduellement subir par le cours spontané de l’évolution humaine. Les graves atteintes que reçoit directement aujourd’hui cette institution fondamentale, doivent donc être regardées comme les plus effrayans symptômes de notre tendance transitoire à la désorganisation sociale. Mais, de telles attaques, suite naturelle de l’inévitable exagération de l’esprit révolutionnaire en vertu de notre anarchie intellectuelle, ne sont surtout véritablement dangereuses qu’à cause de l’impuissante décrépitude actuelle des croyances sur lesquelles on fait encore exclusivement reposer les idées de famille, comme toutes les autres notions sociales. Tant que la double relation essentielle qui constitue la famille continuera à n’avoir d’autres bases intellectuelles que les doctrines religieuses, elle participera nécessairement, à un degré quelconque, au discrédit croissant que de tels principes doivent irrévocablement éprouver dans l’état présent du développement humain. La philosophie positive, aussi spontanément réorganisatrice à cet égard qu’à tous les autres, peut seule désormais, en transportant finalement l’ensemble des spéculations sociales du domaine des vagues idéalités dans le champ des réalités irrécusables, asseoir, sur des bases naturelles vraiment inébranlables, l’esprit fondamental de famille, avec les modifications convenables au caractère moderne de l’organisme social.

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23-01-2016

Au crédit

Il y a quelques jours, j’ai suivi un meeting en Croatie particulièrement prenant, au cours duquel la question de la consommation a été abordée en long et en large. Une intervention évoquait en particulier les crédits à la consommation, et les leviers qui permettent de faire atteindre à la fonction de consommation des sommets. Le crédit à la consommation influe de deux façons sur la dépense de consommation : avec le volume d’une part, et avec son coût d’autre part. Quantité et qualité, en somme. Le volume du crédit consenti a tout d’abord une importance primordiale. Si les banquiers donnent de plus grands découverts ou si les commerces autorisent des crédits plus conséquents aux clients quand ils pratiquent des achats à crédit, les faits ont montré qu’il en découle systématiquement de plus grandes dépenses, de la part d’un plus grand nombre. Plus de personnes dépensent en effet au delà de leur revenu réel et n’hésitent pas à prendre des crédits pour s’acheter le produit dont elles rêvent. Augmenter l’offre de crédit à la consommation a donc un impact visible sur la fonction de consommation. Ensuite, il y a bien sûr le coût engendré par un crédit à la consommation. Il est évident que, lorsque le taux d’intérêt est important, le montant que les consommateurs doivent emprunter est lui aussi important, étant donné qu’ils doivent à la fois payer des intérêts plus importants, tout en remboursant le capital avancé. Le volume et les taux de crédit ont donc un impact direct sur la consommation, parce qu’ils déterminent l’attractivité du crédit à tempérament. Un relèvement du fond monétaire élargit les encaisses et favorise davantage de crédits à témpérament par l’usage des découverts. De même qu’en modérant le coût du crédit à la consommation, la diminution des taux d’intérêt donne aux individus la possibilité d’emprunter davantage et de rembourser leurs dettes. Si toutes les interventions ne me semblaient pas aussi convaincantes, lors de ce meeting en Croatie, l’idée que ces deux composants amplifient les dépenses de consommation et encouragent la fonction de consommation me semble indéniable. Pour obtenir le livre blanc de cet événement, allez sur le site de l’organisateur de cet incentive en Croatie. Suivez le lien.

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23-01-2016

Les Russes de plus en plus critiques envers les USA

Selon les données d’un sondage effectué par le Centre Panrusse d’étude de l’opinion publique (VTsIOM), l’attitude des citoyens de la Russie envers les Etats-Unis s’est considérablement détériorée depuis le début des années 1990. Aujourd’hui, les Russes évoquent plus activement de défauts des Etats-Unis, et 59% de sondés considèrent le gouvernement américain comme extrêmement hostile à la Russie. Le sondage effectué évoquait également les associations qui viennent à l’esprit des citoyens russes en parlant des Etats-Unis. 10% de personnes ont nommé le président américain Barack Obama. Les associations négatives figurent parmi les réponses les plus fréquentes (9%). Certaines personnes interrogées considèrent même les Etats-Unis comme un agresseur (4%) et comme « l’ennemi numéro un » (4%). Certaines personnes estiment que les Etats-Unis veulent atteindre l’hégémonie mondiale (2%), une partie des sondés sont persuadés que le pays mène une politique antirusse (2%). La haine et le dégoût figurent parmi les émotions que les Etats-Unis provoquent chez certains citoyens (2% chacune). Plusieurs associations positives liées aux Etats-Unis, quoique peu nombreuses, sont également ressorties dans le sondage. 2% des personnes interrogées évoquent le pays comme une grande superpuissance, certains participants perçoivent les Etats-Unis comme un pays riche et fort (1%). Les sociologues indiquent que l’attitude des citoyens russes envers les Etats-Unis a considérablement évolué depuis le début des années 1990. A l’époque, 35% caractérisaient les Etats-Unis comme un pays avec un niveau de vie élevé, alors que seulement 12% partagent cette opinion en 2015. En revanche, seuls 1% des sondés estimaient en 1990 que les Etats-Unis étaient un pays caractérisé par une situation criminelle difficile et un déclin moral, où « les relations entre les hommes n’ont pas de chaleur humaine ». En 2015, une telle opinion est partagée par 15 % des sondés. Le sondage a été effectué le 25 et 26 juillet 2015 auprès de 1.600 personnes dans 46 régions de Russie

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23-01-2016

Des journalistes accusés de terrorisme

Un tribunal turc a décidé lundi de maintenir en détention deux journalistes britanniques travaillant pour Vice News arrêtés la semaine dernière, les inculpant d’«activités terroristes», a constaté un correspondant de l’AFP. Les deux journalistes et leur traducteur irakien ont été accusés par un tribunal de Diyarbakir, dans le sud-est à majorité kurde, de «participer à des activités terroristes» pour le compte du groupe État islamique (EI). Les trois hommes ont été emmenés jusqu’à une prison de Diyarbakir, dans l’attente de leur procès. Aucun détail sur leurs liens présumés avec l’EI n’a filtré. Un quatrième suspect, le chauffeur du groupe, a été libéré. Selon certaines informations, la police a arrêté les journalistes après avoir été informée de leur présence dans la région, secouée par des violences entre les forces de sécurité turques et les rebelles kurdes, et a confisqué les images qu’ils avaient prises. Les journalistes ont rejeté les accusations portées contre eux, en présence de leurs avocats. Vice News, une chaîne d’information sur l’internet dont le siège est aux États-Unis, a identifié les deux journalistes comme étant Jake Hanrahan et Philip Pendlebury. La chaîne a précisé dans un communiqué que, selon certaines sources, ils avaient été arrêtés pour avoir filmé sans autorisation gouvernementale, mais qu’ils avaient ensuite été «accusés de soutenir le soi-disant État islamique». Un porte-parole de Vice News a ajouté que les journalistes faisaient face à «des accusations de terrorisme sans fondement». Les journalistes s’étaient rendus dans le sud-est de la Turquie, région secouée par des violences depuis qu’Ankara a déclenché fin juillet une «guerre contre le terrorisme» visant le groupe EI, mais surtout la guérilla kurde turque du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Amnistie internationale a appelé à la libération «immédiate» des journalistes, qualifiant les accusations à leur encontre de «scandaleuses et étranges». «C’est un nouvel exemple de la manière dont les autorités turques suppriment les informations qui les embarrassent», a estimé Andrew Gardner, chercheur spécialisé sur la Turquie à Amnistie internationale. L’arrestation des journalistes survient dans un contexte de préoccupation croissante pour la liberté de la presse dans la Turquie du président Racep Tayyip Erdogan, où des journalistes sont notamment visés par des procédures judiciaires pour des accusations d’insulte envers le pouvoir. «Les autorités devraient protéger les journalistes qui font leur travail, au lieu de les bâillonner», a affirmé Nina Orgianova, du Comité pour la protection des journalistes.

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13-10-2015

Une leçon très gustative

Villageoise ou Saint-Emilion ? Vous ne voyez pas la différence ? Si vous êtes du genre à mélanger bibine et grands crus, ce billet est pour vous ! Vendredi dernier, en effet, j’ai assisté à un cours d’oenologie à Lille. J’ai voulu tester un tel atelier en partant d’un constat simple : certaines expériences sont difficiles à faire à la maison, comme le fait de goûter 5 vins différents en laissant toute une série de bouteilles commencées. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais j’ai au final bien apprécié. Cela m’a notamment permis de faire ma première dégustation horizontale (c’est-à-dire, la dégustation d’un château dans plusieurs années). Même si les 40-50 ans étaient majoritaires lors de cet atelier, toutes les classes d’âge étaient représentées. Il faut dire que ces ateliers d’oenologie sont pour toutes sortes de publics, contrairement à ce que l’on pourrait croire (moi le premier, je l’admets). Dans l’atelier auquel j’ai participé, il y avait donc autant de fins connaisseurs que de novices, en passant par les niveaux intermédiaires tels que moi. J’ai été surpris de voir que les plus jeunes étaient les plus exigeants, lors de ce cours un peu particulier. C’est qu’ils ne viennent pas pour rire. Comme je l’ai appris en fin de cours, leur position sociale leur impose en fait une certaine connaissance du vin et ils viennent donc là pour parfaire leurs connaissances sur le sujet. Donc, bien qu’ils soient bien plus jeunes, ils sont nettement plus calés et exigeants que les plus âgés qui, comme moi, sont plutôt à la recherche d’un moment de plaisir durant lequel ils vont un peu apprendre. En tout cas, si vous êtes vraiment débutant dans le domaine et projetez d’assister à un tel cours, je vous recommande plutôt d’opter pour une formule ludique, comme par exemple de choisir un cours sur la manière d’accorder mets et vins. Vous aurez nettement plus de chance de retenir des astuces concrètes pour accompagner vos fromages que lors d’un cours magistral où il sera surtout question de la formation des cépages ! Mais au-delà de ces informations un peu trop théoriques, le cours et la dégustation sont très agréables, et permettent vraiment d’affûter ses papilles. C’est une expérience que je recommande, car elle donne un regard entièrement différent sur le vin. Si vous souhaitez faire de même, je vous recommande mon cours d’œnologie à Lille – suivez le lien pour le contact.

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13-10-2015

Pendant que l’on tue des enfants au Yemen

Les hostilités opposant les autorités yéménites aux insurgés houthis ont fait des centaines de morts et de blessés parmi les enfants, constate l’UNICEF. Au moins 279 enfants ont été tués et 402 autres blessés depuis fin mars au Yémen, dans le conflit armé entre les troupes gouvernementales et les rebelles houthis, a annoncé à Genève le porte-parole du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Christophe Boulierac. Il a rappelé que le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, avait invité « toutes les parties à cesser les hostilités pour faciliter les livraisons immédiates d’aide humanitaire à ceux qui en ont particulièrement besoin ». L’UNICEF a également attiré l’attention de l’opinion publique internationale sur la gravité de la situation en matière d’assistance médicale au Yémen, où la vie de millions d’enfants est actuellement en péril. Suite à l’arrêt de la vaccination, 2,6 millions d’enfants de moins de 15 ans risquent d’attraper la rougeole, a souligné Christophe Boulierac. Le nombre d’enfants exposés au danger de contamination par les infections respiratoires aiguës s’élève à 1,3 million de personnes, car de « nombreux hôpitaux et centres médicaux ne fonctionnent pas comme ils le devraient ». Suite aux mauvaises conditions hygiéniques et à l’absence d’eau potable, 2,5 millions d’enfants courent le risque de contracter une diarrhée. La malnutrition pose également un très grave problème. Selon l’UNICEF, au cours de 12 prochains mois, cette maladie pourrait se manifester sous une forme aiguë chez plus de 500.000 enfants et sous une forme modérée, chez 1,2 million d’enfants. Les affrontements entre les autorités yéménites et les rebelles houthis d’obédience chiite se sont intensifiés en août 2014. En janvier dernier, la branche armée des Houthis, Ansar Allah, s’est emparée de Sanaa, capitale du pays. Le président Abd Rabo Mansour Hadi et le gouvernement dirigé par Khaled Mahfoud Bahah ont démissionné sous la pression des rebelles. Le chef de l’Etat s’est réfugié d’abord à Aden, mais la prise de cette ville par les insurgés chiites l’a contraint à quitter le pays. A la demande du président en exil, l’Arabie saoudite soutenue par Bahreïn, le Qatar, le Koweït et les Emirat arabes unis effectue, depuis le 26 mars, une opération aérienne contre le Houthis. L’Egypte, la Jordanie, le Maroc et le Soudan ont également rejoint la coalition.

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13-10-2015

Les problèmes africain de l’armée

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a immédiatement suspendu mardi deux soldats soupçonnés d’abus sexuels sur enfants au Burkina Faso, une célérité qui tranche avec la prudence observée lors d’un précédent scandale de même nature en Centrafrique. «Deux soldats français en mission au Burkina Faso ont été soupçonnés, hier (lundi), de s’être livrés à des actes à connotation sexuelle sur deux enfants», a annoncé à l’AFP le ministère français de la Défense. «Informé de ces soupçons, le ministre de la Défense a immédiatement signalé les faits allégués aux autorités judiciaires françaises compétentes (…). Il a également suspendu les deux soldats», a ajouté le ministère dans une déclaration écrite. Une des victimes supposées des deux soldats est une fillette de 5 ans, dont les parents étaient amis des agresseurs présumés, a déclaré à l’AFP un haut responsable de la gendarmerie burkinabè. «Il y a un soldat qui a filmé la scène avec une caméra quand le second effectuait les attouchements», a déclaré cette source proche de l’enquête. La victime est «une mineure de 5 ans environ dont le père est Burkinabè et la mère Française», a poursuivi le gendarme, ajoutant que «les deux soldats sont des amis de la famille», chez qui ils ont «oublié la caméra» grâce à laquelle ils avaient enregistré leurs méfaits. Le père de la fillette, après avoir visionné les images, a porté plainte à l’ambassade de France à Ouagadougou, qui a à son tour saisi la gendarmerie burkinabè, selon cette même source. «Une enquête de commandement a été déclenchée par le chef d’état-major des armées», le général Pierre de Villiers, a annoncé le ministère français. «Si les faits étaient avérés, l’armée se montrerait implacable à l’égard des deux personnes concernées», a souligné le ministère. Le parquet de Paris a ouvert dans la foulée, dès mardi soir, une enquête préliminaire pour agressions sexuelles sur mineurs, a appris l’AFP de source judiciaire. L’enquête a été confiée aux prévôts de la gendarmerie, chargés des investigations sur les militaires déployés sur les théâtres d’opérations extérieures. La décision de rendre l’affaire publique de même que la suspension quasi-immédiate des deux soldats, pour l’heure seulement suspects, sont aux antipodes du traitement réservé au premier scandale de viol sur mineurs, qui a écorné l’image de l’armée française. Jean-Yves Le Drian, informé dès juillet 2014 par les Nations unies d’accusations d’abus sexuels sur des enfants en Centrafrique, avait alors saisi la justice française et lancé une enquête interne, comme au Burkina Faso, mais n’avait pas dévoilé l’affaire ce qui lui fut reproché lorsque le scandale éclata au grand jour fin avril. Les accusations en Centrafrique, dénoncées dans un rapport interne de l’ONU, ont été révélées in fine par le quotidien britannique The Guardian, suscitant indignation et incompréhension face à une armée qui se veut exemplaire. Selon une source judiciaire, 14 militaires français ont été mis en cause, dont trois sont identifiés, par les témoignages de six enfants de neuf à treize ans dénonçant des faits commis au début de l’opération Sangaris entre fin 2013 et fin mai-début juin 2014. Jusqu’à ce jour, les trois militaires identifiés, qui ont depuis quitté la Centrafrique, n’ont pas été inquiétés au nom de la présomption d’innocence. «Si d’aventure un seul d’entre eux a commis de tels actes, qu’il se dénonce immédiatement (…) car cela revient à trahir ses camarades, l’image de la France et la mission des armées», avait alors réagi le ministre de la Défense. Au total 3000 militaires français sont déployés au Sahel – dont 220 environ au Burkina Faso – dans le cadre de l’opération antiterroriste Barkhane qui s’étend sur cinq pays (Mauritanie, Mali, Tchad, Burkina Faso et Niger). S’y ajoutent environ 900 soldats en Centrafrique où le contingent initial (2000 hommes) a été progressivement réduit pour laisser la place à la force de l’ONU (Minusca). Autre différence notable, la justice burkinabè a été immédiatement «saisie par l’ambassadeur de France à Ouagadougou», a précisé le ministère de la Défense. À Bangui, les autorités de transition ont déploré n’avoir été informées que tardivement de l’enquête française sur des viols présumés d’enfants par des militaires français.

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25-06-2015

Vol sur Fouga Magister

Avant de le faire, je ne pouvais imaginer quelque chose de plus excitant, de plus extrême. Et après l’avoir fait, je peux encore moins l’imaginer : réaliser un vol en avion de chasse est sans aucun doute l’expérience la plus extrême que j’aie pu vivre dans ma vie. Cela s’est passé jeudi dernier, du côté de Rennes. Je me suis présenté au matin à l’aéroclub où j’ai fait la connaissance de mon instructeur, Max. Il m’a fait un briefing où il m’a décrit les caractéristiques de l’appareil, puis je suis allé enfiler mon uniforme de vol avant de rallier la voie de circulation. L’avion sur lequel j’allais voler – un Fouga – revenait justement d’un vol. En rejoignant l’appareil, j’ai donc croisé le client précédent. Il semblait un peu pâlot. Je lui ai demandé comment s’était passé son vol et il m’a répondu qu’il avait été victime du fameux voile noir et avait perdu connaissance pendant un instant. Parfois, je crois qu’il est bon d’être un peu moins curieux. Du coup, c’est la peur au ventre que j’ai sauté dans l’appareil et me suis attaché à mon siège. Après toute une batterie de contrôles de sécurité, on a finalement décollé. La première partie du vol a été assez paisible, et m’a permis de m’habituer progressivement. Mais enfin, après 10 minutes de vol, le pilote m’a informé que nous allions débuter les acrobaties. J’ai raté un battement de coeur quand il m’a annoncé ça. Le pilote a commencé par un virage à gauche, puis un second à droite, pour me donner un avant-goût. Ca ne paraît rien, dit comme ça, mais ça envoie tout de même un paquet de G. Pendant quelques secondes, on se sent plaqué contre son siège et il faut se contracter de toutes ses forces (pour éviter le voile noir, justement). Après cette mise en bouche, le pilote a enchaîné avec une suite de boucles. Les facteurs de charge m’ont là encore pressé contre mon siège. Dur à encaisser, il faut se contracter en permanence. Ils m’ont laissé haletant et en sueur. Le pilote m’a demandé si j’étais d’attaque pour continuer, et j’ai levé le pouce pour qu’il me voit dans le rétroviseur du cockpit ; je ne m’étais jamais senti aussi bien. Alors le pilote y est allé à fond. Et quand je dis à fond, c’est : à fond ! Les manœuvres se suivaient à toute vitesse : vol dos, tonneaux, looping, nouveau vol dos… Durant les (très brefs) instants de repos entre les manoeuvres, j’essayais vainement de retrouver mes repères, mais on était alors reparti dans une nouvelle série de figures. Pourtant, malgré les évolutions de plus en plus corsées, je me sentais parfaitement à l’aise. J’étais à court de souffle, dégoulinant de sueur, et complètement désorienté, mais je goûtais pleinement à ces sensations insolites. Au final, je n’ai pas connu le voile noir (j’ai seulement vu ma vision se rétrécir à certains moments), mais j’ai tout de même été un peu malade. Le plus curieux, c’est que ça s’est produit après avoir regagné le sol. L’expérienc était tellement intense que le corps semble avoir réagi en décalé. Je vous laisse imaginer la vitesse à laquelle j’ai eu droit… Je vous laisse le lien si cela vous intéresse de faire votre vol en Fouga Magister.

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25-06-2015

L’écart riche et pauvre de plus en plus important

Selon l’OCDE, « l’écart entre riches et pauvres ne cesse de se creuser, » surtout en France. « Nous avons atteint un point critique. Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons. » Le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, tire la sonnette d’alarme. Dans un rapport de 300 pages, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) affirme que l’écart se creuse dans les pays dont elle dépend, c’est-à-dire les 36 Etats les plus riches de la planète. Cela comprend notamment l’Europe, l’Amérique du Nord, le Japon et l’Australie. En détail, le rapport souligne que les « 10 % les plus riches de la population ont un revenu d’activité qui est 9,6 fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres, alors que la proportion était de 7,1 dans les années 1980 et 9,1 dans les années 2000. » Et selon le rapport, « les données montrent que de fortes inégalités nuisent à la croissance. L’action politique devrait être motivée tant pour des raisons économiques que pour des raisons sociales. » Parmi les pistes, s’occuper des conditions de travail notamment du travail à temps partiel qui est un facteur important d’inégalités. Les écarts sont particulièrement importants auprès des jeunes et des femmes, davantage soumis à la précarité. Au-delà de l’aspect social, le rapport précise que la croissance « a été amputée de 4,7% » entre 1990 et 2010 en raisons des inégalités. En France, si les inégalités sont dans la moyenne de l’OCDE, elles ont « augmenté plus nettement que dans les autres pays entre 2007 et 2011″ précise l’organisation. « Il s’agit d’une rupture importante par rapport à la tendance de long terme, puisque depuis les années 1980, les inégalités étaient relativement stables en France, alors qu’elles étaient en augmentation dans la majorité des pays de l’OCDE, inclus l’Allemagne ou les États-Unis. »

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25-06-2015

L’amour c’est comme l’alcool

Pour le meilleur et pour le pire, l’«hormone de l’amour» induit les mêmes comportements que l’alcool, explique une étude. Le côté euphorique comme le «côté obscur». Planer sur un petit nuage, sourire niaisement, aimer son prochain et envisager la vie sereinement: après un grand shoot d’amour, les symptômes ne trompent pas. Ou alors s’agit-il de l’état doucement grisant de l’ivresse? La confusion n’a rien de surprenant puisque l’alcool et l’ocytocine, aussi appelée «hormone de l’amour» car elle est produite lors des idylles, ont des effets similaires sur le cerveau. C’est ce que montre une étude en psychologie publiée mardi dans la revue Neuroscience and Biobehavioral Reviews et signalée par le site d’information scientifique ErekAlert. Les chercheurs de l’Université de Birmingham ont été surpris de constater que les deux substances entraînent les mêmes comportements, tant bénéfiques que préjudiciables, comme l’indique le docteur Ian Mitchell:
«Nous avons été frappés par l’incroyable similarité entre les deux composés.» Dans les deux cas, les comportements sociaux sont encouragés. Les recherches montrent qu’alcool et ocytocine –on sait que cette dernière intervient aussi dans le lien maternel– favorisent l’altruisme, la générosité, l’empathie. Le chercheur poursuit: «[Ces deux substances] ciblent différents récepteurs dans le cerveau mais causent des actions communes sur [...] le circuit neuronal. [Celui-ci] contrôle la façon dont nous percevons le stress et l’anxiété, particulièrement dans des situations sociales comme les entretiens, ou éventuellement pour trouver le courage d’inviter quelqu’un à un rendez-vous galant. Prendre des composés tels que l’ocytocine et l’alcool peut rendre ces situations moins intimidantes.» En annihilant le stress ou la peur, les deux substances font tomber certaines barrières et permettent à l’individu d’être plus engageant. Mais les chercheurs pointent le revers de cette délectable euphorie. L’amour partage aussi avec l’alcool son «côté obscur». On retrouve les mêmes comportements destructeurs: agressivité, vantardise, jalousie envers les personnes considérées comme concurrentes, repli sur son groupe au détriment des autres. Et des prises de risque inhabituelles entraînées par le regain de confiance. Est-ce à dire que l’amour, comme l’eau-de-vie, est à consommer avec modération? Pas loin, répond le psychopédagogue Bruno Humbeeck, interrogé par France Inter: «La dépendance amoureuse, c’est le plus joli moment pathologique qu’un être humain va être amené à vivre [...]. Individuellement comme socialement, ça ne peut pas durer quand vous prenez les symptômes de la passion: focalisation sur l’être aimé, idéalisation, manque, pensées intrusives, engagement à la fusion permanente… Si vous êtes dans ce discours à très long terme, vous n’allez plus travailler, vous n’allez plus vous développer ailleurs que dans votre relation amoureuse.»

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