13-10-2015

Une leçon très gustative

Villageoise ou Saint-Emilion ? Vous ne voyez pas la différence ? Si vous êtes du genre à mélanger bibine et grands crus, ce billet est pour vous ! Vendredi dernier, en effet, j’ai assisté à un cours d’oenologie à Lille. J’ai voulu tester un tel atelier en partant d’un constat simple : certaines expériences sont difficiles à faire à la maison, comme le fait de goûter 5 vins différents en laissant toute une série de bouteilles commencées. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais j’ai au final bien apprécié. Cela m’a notamment permis de faire ma première dégustation horizontale (c’est-à-dire, la dégustation d’un château dans plusieurs années). Même si les 40-50 ans étaient majoritaires lors de cet atelier, toutes les classes d’âge étaient représentées. Il faut dire que ces ateliers d’oenologie sont pour toutes sortes de publics, contrairement à ce que l’on pourrait croire (moi le premier, je l’admets). Dans l’atelier auquel j’ai participé, il y avait donc autant de fins connaisseurs que de novices, en passant par les niveaux intermédiaires tels que moi. J’ai été surpris de voir que les plus jeunes étaient les plus exigeants, lors de ce cours un peu particulier. C’est qu’ils ne viennent pas pour rire. Comme je l’ai appris en fin de cours, leur position sociale leur impose en fait une certaine connaissance du vin et ils viennent donc là pour parfaire leurs connaissances sur le sujet. Donc, bien qu’ils soient bien plus jeunes, ils sont nettement plus calés et exigeants que les plus âgés qui, comme moi, sont plutôt à la recherche d’un moment de plaisir durant lequel ils vont un peu apprendre. En tout cas, si vous êtes vraiment débutant dans le domaine et projetez d’assister à un tel cours, je vous recommande plutôt d’opter pour une formule ludique, comme par exemple de choisir un cours sur la manière d’accorder mets et vins. Vous aurez nettement plus de chance de retenir des astuces concrètes pour accompagner vos fromages que lors d’un cours magistral où il sera surtout question de la formation des cépages ! Mais au-delà de ces informations un peu trop théoriques, le cours et la dégustation sont très agréables, et permettent vraiment d’affûter ses papilles. C’est une expérience que je recommande, car elle donne un regard entièrement différent sur le vin. Si vous souhaitez faire de même, je vous recommande mon cours d’œnologie à Lille – suivez le lien pour le contact.

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13-10-2015

Pendant que l’on tue des enfants au Yemen

Les hostilités opposant les autorités yéménites aux insurgés houthis ont fait des centaines de morts et de blessés parmi les enfants, constate l’UNICEF. Au moins 279 enfants ont été tués et 402 autres blessés depuis fin mars au Yémen, dans le conflit armé entre les troupes gouvernementales et les rebelles houthis, a annoncé à Genève le porte-parole du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Christophe Boulierac. Il a rappelé que le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, avait invité « toutes les parties à cesser les hostilités pour faciliter les livraisons immédiates d’aide humanitaire à ceux qui en ont particulièrement besoin ». L’UNICEF a également attiré l’attention de l’opinion publique internationale sur la gravité de la situation en matière d’assistance médicale au Yémen, où la vie de millions d’enfants est actuellement en péril. Suite à l’arrêt de la vaccination, 2,6 millions d’enfants de moins de 15 ans risquent d’attraper la rougeole, a souligné Christophe Boulierac. Le nombre d’enfants exposés au danger de contamination par les infections respiratoires aiguës s’élève à 1,3 million de personnes, car de « nombreux hôpitaux et centres médicaux ne fonctionnent pas comme ils le devraient ». Suite aux mauvaises conditions hygiéniques et à l’absence d’eau potable, 2,5 millions d’enfants courent le risque de contracter une diarrhée. La malnutrition pose également un très grave problème. Selon l’UNICEF, au cours de 12 prochains mois, cette maladie pourrait se manifester sous une forme aiguë chez plus de 500.000 enfants et sous une forme modérée, chez 1,2 million d’enfants. Les affrontements entre les autorités yéménites et les rebelles houthis d’obédience chiite se sont intensifiés en août 2014. En janvier dernier, la branche armée des Houthis, Ansar Allah, s’est emparée de Sanaa, capitale du pays. Le président Abd Rabo Mansour Hadi et le gouvernement dirigé par Khaled Mahfoud Bahah ont démissionné sous la pression des rebelles. Le chef de l’Etat s’est réfugié d’abord à Aden, mais la prise de cette ville par les insurgés chiites l’a contraint à quitter le pays. A la demande du président en exil, l’Arabie saoudite soutenue par Bahreïn, le Qatar, le Koweït et les Emirat arabes unis effectue, depuis le 26 mars, une opération aérienne contre le Houthis. L’Egypte, la Jordanie, le Maroc et le Soudan ont également rejoint la coalition.

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13-10-2015

Les problèmes africain de l’armée

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a immédiatement suspendu mardi deux soldats soupçonnés d’abus sexuels sur enfants au Burkina Faso, une célérité qui tranche avec la prudence observée lors d’un précédent scandale de même nature en Centrafrique. «Deux soldats français en mission au Burkina Faso ont été soupçonnés, hier (lundi), de s’être livrés à des actes à connotation sexuelle sur deux enfants», a annoncé à l’AFP le ministère français de la Défense. «Informé de ces soupçons, le ministre de la Défense a immédiatement signalé les faits allégués aux autorités judiciaires françaises compétentes (…). Il a également suspendu les deux soldats», a ajouté le ministère dans une déclaration écrite. Une des victimes supposées des deux soldats est une fillette de 5 ans, dont les parents étaient amis des agresseurs présumés, a déclaré à l’AFP un haut responsable de la gendarmerie burkinabè. «Il y a un soldat qui a filmé la scène avec une caméra quand le second effectuait les attouchements», a déclaré cette source proche de l’enquête. La victime est «une mineure de 5 ans environ dont le père est Burkinabè et la mère Française», a poursuivi le gendarme, ajoutant que «les deux soldats sont des amis de la famille», chez qui ils ont «oublié la caméra» grâce à laquelle ils avaient enregistré leurs méfaits. Le père de la fillette, après avoir visionné les images, a porté plainte à l’ambassade de France à Ouagadougou, qui a à son tour saisi la gendarmerie burkinabè, selon cette même source. «Une enquête de commandement a été déclenchée par le chef d’état-major des armées», le général Pierre de Villiers, a annoncé le ministère français. «Si les faits étaient avérés, l’armée se montrerait implacable à l’égard des deux personnes concernées», a souligné le ministère. Le parquet de Paris a ouvert dans la foulée, dès mardi soir, une enquête préliminaire pour agressions sexuelles sur mineurs, a appris l’AFP de source judiciaire. L’enquête a été confiée aux prévôts de la gendarmerie, chargés des investigations sur les militaires déployés sur les théâtres d’opérations extérieures. La décision de rendre l’affaire publique de même que la suspension quasi-immédiate des deux soldats, pour l’heure seulement suspects, sont aux antipodes du traitement réservé au premier scandale de viol sur mineurs, qui a écorné l’image de l’armée française. Jean-Yves Le Drian, informé dès juillet 2014 par les Nations unies d’accusations d’abus sexuels sur des enfants en Centrafrique, avait alors saisi la justice française et lancé une enquête interne, comme au Burkina Faso, mais n’avait pas dévoilé l’affaire ce qui lui fut reproché lorsque le scandale éclata au grand jour fin avril. Les accusations en Centrafrique, dénoncées dans un rapport interne de l’ONU, ont été révélées in fine par le quotidien britannique The Guardian, suscitant indignation et incompréhension face à une armée qui se veut exemplaire. Selon une source judiciaire, 14 militaires français ont été mis en cause, dont trois sont identifiés, par les témoignages de six enfants de neuf à treize ans dénonçant des faits commis au début de l’opération Sangaris entre fin 2013 et fin mai-début juin 2014. Jusqu’à ce jour, les trois militaires identifiés, qui ont depuis quitté la Centrafrique, n’ont pas été inquiétés au nom de la présomption d’innocence. «Si d’aventure un seul d’entre eux a commis de tels actes, qu’il se dénonce immédiatement (…) car cela revient à trahir ses camarades, l’image de la France et la mission des armées», avait alors réagi le ministre de la Défense. Au total 3000 militaires français sont déployés au Sahel – dont 220 environ au Burkina Faso – dans le cadre de l’opération antiterroriste Barkhane qui s’étend sur cinq pays (Mauritanie, Mali, Tchad, Burkina Faso et Niger). S’y ajoutent environ 900 soldats en Centrafrique où le contingent initial (2000 hommes) a été progressivement réduit pour laisser la place à la force de l’ONU (Minusca). Autre différence notable, la justice burkinabè a été immédiatement «saisie par l’ambassadeur de France à Ouagadougou», a précisé le ministère de la Défense. À Bangui, les autorités de transition ont déploré n’avoir été informées que tardivement de l’enquête française sur des viols présumés d’enfants par des militaires français.

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25-06-2015

Vol sur Fouga Magister

Avant de le faire, je ne pouvais imaginer quelque chose de plus excitant, de plus extrême. Et après l’avoir fait, je peux encore moins l’imaginer : réaliser un vol en avion de chasse est sans aucun doute l’expérience la plus extrême que j’aie pu vivre dans ma vie. Cela s’est passé jeudi dernier, du côté de Rennes. Je me suis présenté au matin à l’aéroclub où j’ai fait la connaissance de mon instructeur, Max. Il m’a fait un briefing où il m’a décrit les caractéristiques de l’appareil, puis je suis allé enfiler mon uniforme de vol avant de rallier la voie de circulation. L’avion sur lequel j’allais voler – un Fouga – revenait justement d’un vol. En rejoignant l’appareil, j’ai donc croisé le client précédent. Il semblait un peu pâlot. Je lui ai demandé comment s’était passé son vol et il m’a répondu qu’il avait été victime du fameux voile noir et avait perdu connaissance pendant un instant. Parfois, je crois qu’il est bon d’être un peu moins curieux. Du coup, c’est la peur au ventre que j’ai sauté dans l’appareil et me suis attaché à mon siège. Après toute une batterie de contrôles de sécurité, on a finalement décollé. La première partie du vol a été assez paisible, et m’a permis de m’habituer progressivement. Mais enfin, après 10 minutes de vol, le pilote m’a informé que nous allions débuter les acrobaties. J’ai raté un battement de coeur quand il m’a annoncé ça. Le pilote a commencé par un virage à gauche, puis un second à droite, pour me donner un avant-goût. Ca ne paraît rien, dit comme ça, mais ça envoie tout de même un paquet de G. Pendant quelques secondes, on se sent plaqué contre son siège et il faut se contracter de toutes ses forces (pour éviter le voile noir, justement). Après cette mise en bouche, le pilote a enchaîné avec une suite de boucles. Les facteurs de charge m’ont là encore pressé contre mon siège. Dur à encaisser, il faut se contracter en permanence. Ils m’ont laissé haletant et en sueur. Le pilote m’a demandé si j’étais d’attaque pour continuer, et j’ai levé le pouce pour qu’il me voit dans le rétroviseur du cockpit ; je ne m’étais jamais senti aussi bien. Alors le pilote y est allé à fond. Et quand je dis à fond, c’est : à fond ! Les manœuvres se suivaient à toute vitesse : vol dos, tonneaux, looping, nouveau vol dos… Durant les (très brefs) instants de repos entre les manoeuvres, j’essayais vainement de retrouver mes repères, mais on était alors reparti dans une nouvelle série de figures. Pourtant, malgré les évolutions de plus en plus corsées, je me sentais parfaitement à l’aise. J’étais à court de souffle, dégoulinant de sueur, et complètement désorienté, mais je goûtais pleinement à ces sensations insolites. Au final, je n’ai pas connu le voile noir (j’ai seulement vu ma vision se rétrécir à certains moments), mais j’ai tout de même été un peu malade. Le plus curieux, c’est que ça s’est produit après avoir regagné le sol. L’expérienc était tellement intense que le corps semble avoir réagi en décalé. Je vous laisse imaginer la vitesse à laquelle j’ai eu droit… Je vous laisse le lien si cela vous intéresse de faire votre vol en Fouga Magister.

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25-06-2015

L’écart riche et pauvre de plus en plus important

Selon l’OCDE, « l’écart entre riches et pauvres ne cesse de se creuser, » surtout en France. « Nous avons atteint un point critique. Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons. » Le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, tire la sonnette d’alarme. Dans un rapport de 300 pages, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) affirme que l’écart se creuse dans les pays dont elle dépend, c’est-à-dire les 36 Etats les plus riches de la planète. Cela comprend notamment l’Europe, l’Amérique du Nord, le Japon et l’Australie. En détail, le rapport souligne que les « 10 % les plus riches de la population ont un revenu d’activité qui est 9,6 fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres, alors que la proportion était de 7,1 dans les années 1980 et 9,1 dans les années 2000. » Et selon le rapport, « les données montrent que de fortes inégalités nuisent à la croissance. L’action politique devrait être motivée tant pour des raisons économiques que pour des raisons sociales. » Parmi les pistes, s’occuper des conditions de travail notamment du travail à temps partiel qui est un facteur important d’inégalités. Les écarts sont particulièrement importants auprès des jeunes et des femmes, davantage soumis à la précarité. Au-delà de l’aspect social, le rapport précise que la croissance « a été amputée de 4,7% » entre 1990 et 2010 en raisons des inégalités. En France, si les inégalités sont dans la moyenne de l’OCDE, elles ont « augmenté plus nettement que dans les autres pays entre 2007 et 2011″ précise l’organisation. « Il s’agit d’une rupture importante par rapport à la tendance de long terme, puisque depuis les années 1980, les inégalités étaient relativement stables en France, alors qu’elles étaient en augmentation dans la majorité des pays de l’OCDE, inclus l’Allemagne ou les États-Unis. »

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25-06-2015

L’amour c’est comme l’alcool

Pour le meilleur et pour le pire, l’«hormone de l’amour» induit les mêmes comportements que l’alcool, explique une étude. Le côté euphorique comme le «côté obscur». Planer sur un petit nuage, sourire niaisement, aimer son prochain et envisager la vie sereinement: après un grand shoot d’amour, les symptômes ne trompent pas. Ou alors s’agit-il de l’état doucement grisant de l’ivresse? La confusion n’a rien de surprenant puisque l’alcool et l’ocytocine, aussi appelée «hormone de l’amour» car elle est produite lors des idylles, ont des effets similaires sur le cerveau. C’est ce que montre une étude en psychologie publiée mardi dans la revue Neuroscience and Biobehavioral Reviews et signalée par le site d’information scientifique ErekAlert. Les chercheurs de l’Université de Birmingham ont été surpris de constater que les deux substances entraînent les mêmes comportements, tant bénéfiques que préjudiciables, comme l’indique le docteur Ian Mitchell:
«Nous avons été frappés par l’incroyable similarité entre les deux composés.» Dans les deux cas, les comportements sociaux sont encouragés. Les recherches montrent qu’alcool et ocytocine –on sait que cette dernière intervient aussi dans le lien maternel– favorisent l’altruisme, la générosité, l’empathie. Le chercheur poursuit: «[Ces deux substances] ciblent différents récepteurs dans le cerveau mais causent des actions communes sur [...] le circuit neuronal. [Celui-ci] contrôle la façon dont nous percevons le stress et l’anxiété, particulièrement dans des situations sociales comme les entretiens, ou éventuellement pour trouver le courage d’inviter quelqu’un à un rendez-vous galant. Prendre des composés tels que l’ocytocine et l’alcool peut rendre ces situations moins intimidantes.» En annihilant le stress ou la peur, les deux substances font tomber certaines barrières et permettent à l’individu d’être plus engageant. Mais les chercheurs pointent le revers de cette délectable euphorie. L’amour partage aussi avec l’alcool son «côté obscur». On retrouve les mêmes comportements destructeurs: agressivité, vantardise, jalousie envers les personnes considérées comme concurrentes, repli sur son groupe au détriment des autres. Et des prises de risque inhabituelles entraînées par le regain de confiance. Est-ce à dire que l’amour, comme l’eau-de-vie, est à consommer avec modération? Pas loin, répond le psychopédagogue Bruno Humbeeck, interrogé par France Inter: «La dépendance amoureuse, c’est le plus joli moment pathologique qu’un être humain va être amené à vivre [...]. Individuellement comme socialement, ça ne peut pas durer quand vous prenez les symptômes de la passion: focalisation sur l’être aimé, idéalisation, manque, pensées intrusives, engagement à la fusion permanente… Si vous êtes dans ce discours à très long terme, vous n’allez plus travailler, vous n’allez plus vous développer ailleurs que dans votre relation amoureuse.»

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27-05-2015

Titicaca

Un voyage au Pérou m’a amené, la semaine dernière, à découvrir le lac Titicaca. Un lac intéressant à plus d’un titre. Tout d’abord, il s’avère qu’il est dangereux pour l’audition : si vous avez des enfants, veillez à ne jamais prononcer le nom de ce lac quand ils sont à portée d’oreille (ce serait comme donner de la nourriture après minuit à un mogwai) ; j’ai eu le malheur de prononcer ce nom devant mon fils, et ce dernier a hurlé de rire pendant des heures. Cela dit, le lac est aussi magnifique à contempler. Je l’ai découvert de deux manières : lors d’un vol en hélicoptère d’une part, pour apprécier le panorama d’ensemble et ses nombreuses îles (41 au total) ; puis en barque pour voir de plus près ce lieu mythique pour les incas. Le lac s’étend à cheval sur la frontière entre le Pérou et la Bolivie (avec en arrière-plan la cordillère Royale aux montagnes coiffées de neige : je vous laisse imaginer le spectacle). Il s’agit rien de moins que du plus grand lac d’Amérique du Sud. Et, depuis 1862, depusi qu’un bateau à vapeur y fut assemblé pièce par pièce et mis à l’eau, c’est aussi la plus haute voie navigable du monde : 8 300 km2 à une altitude de 3 810 m au-dessus du niveau de la mer. Si des bateaux modernes sillonnent le lac, les descendants du peuple Uros y utilisent encore des bateaux tressés avec des roseaux totora. Les habitants se sont adaptés à la vie dans cette région d’altitude : leur cœur et leurs poumons sont plus développés que la normale et ils ont plus de globules rouges dans le sang. En ce qui concerne le lac, il possède non seulement ses propres hommes, mais aussi ses propres espèces d’animaux comme le grèbe du Titicaca et une espèce très particulière de grenouille qui passe sa vie entière dans les eaux peu profondes et riches en sédiments. Cette grenouille est un très bel exemple d’adaptation à l’air raréfié de cet endroit : elle absorbe l’oxygène à travers sa peau froissée, qui ressemble à un costume trop grand et dont les plis augmentent la surface de contact. Du côté bolivien, on prétend que c’est sur l’Isla del Sol, « l’île du Soleil », que les dieux sont descendus pour fonder la dynastie inca et apporter la sagesse aux habitants de la région. Si vous visitez un jour ce lac, faites-le d’abord avec un vol en hélicoptère (suivez le lien pour le contact du prestataire) : vous pourrez ainsi voir de plus près cette fameuse île.

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27-05-2015

Macroprudentiel – le nouveau gros mot

JP Morgan a récemment annoncé sa décision de soumettre à un taux d’intérêt négatif certains dépôts de ses gros clients investisseurs institutionnels. Au départ, l’annonce a paru déconcertante, et a donné lieu à diverses interprétations. C’était pour les uns un pas de plus vers la déflation et les taux d’intérêt négatifs qui l’accompagnent, et pour les autres la volonté de la mégabanque de réveiller ces liquidités dormantes et de les attirer vers des produits plus lucratifs pour ses clients… et pour elle. Mais on peut aussi y voir tout autre chose, de plus positif, directement lié à la mise en place des premières mesures macroprudentielles qui touchent les mégabanques. Alors pour une fois, ne boudons pas notre plaisir?! Le macroprudentiel a longtemps semblé être l’Arlésienne des réformes bancaires?: on en parlait beaucoup, surtout dans les sphères académiques et dans les grandes institutions – à la Banque des règlements internationaux notamment – mais on la pratiquait peu. Un peu partout, on reconnaissait la nécessité de mieux prévenir le risque systémique au moyen d’instruments permettant de contrer le cycle financier (évolution du crédit, des prix d’actifs, etc.) et de mesures touchant les établissements faisant courir, de par leur taille ou leurs interconnexions avec d’autres, le risque d’un effondrement global du système. Nécessaire, le macroprudentiel a su d’abord se frayer un chemin dans les interstices du dispositif microprudentiel convenu à Bâle en 2010 (Bâle III), avec un petit coussin contracyclique et des surcharges de fonds propres pour les banques systémiques (baptisés “G-SIB” pour Global systemically important banks, par le Comité de Bâle et le FSB – Financial Stability Board). Est venu ensuite, en novembre?2014, le TLAC (Total Loss Absorbing Capacity) proposé par le FSB pour rendre possible un renflouement par les créanciers (bail in) dans le cas des banques systémiques. Dans le même temps, le Comité de Bâle précisait le mode de calcul des surcharges en fonds propres auxquelles seraient soumises ces grandes banques systémiques. Et c’est à cela précisément que réagit JP Morgan. Par sa taille et par ses interconnexions avec d’autres établissements financiers, JP Morgan est un grand établissement systémique, en bonne place sur la liste des 29 “G-SIB” répertoriés par le FSB, et soumis donc à une surcharge en fonds propres. Plus le score systémique des établissements est important, et plus la surcharge en fonds propres l’est aussi. Or les gros dépôts institutionnels (provenant des hedge funds, banques étrangères, fonds de private equity), parce qu’ils sont jugés volatils par le régulateur, qu’ils accroissent la taille du bilan ainsi que les interconnexions avec d’autres établissements financiers, élèvent ce score. “En réduisant la taille d’une mégabanque, en limitant les interconnexions avec des entités du shadow banking, la taxation des gros dépôts institutionnels est plutôt de nature à limiter le risque systémique. Une voie à suivre donc pour les autres mégabanques?!” La mégabanque voudrait réduire de 100?milliards de dollars ces gros dépôts d’investisseurs institutionnels (cela ne concerne pas les petits dépôts). Il lui fallait trouver un moyen de les attirer moins, le but étant de réduire son score de “systémicité” pour diminuer la surcharge en fonds propres qui va avec. Pas d’effets pervers ici?! Au contraire, la réaction provoquée par la crainte d’une surcharge va dans le sens de la stabilité financière. En réduisant la taille d’une mégabanque, en limitant les interconnexions avec des entités du shadow banking – même si tous les investisseurs institutionnels ne sont pas des banquiers de l’ombre –, la taxation des gros dépôts institutionnels est plutôt de nature à limiter le risque systémique. Une voie à suivre donc pour les autres mégabanques?!

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27-05-2015

Nous sommes dans l’ère du tripartisme

Le choc du tripartisme ébranle l’assise politique de la Ve?République parce que l’alternance gauche-droite ne va plus de soi. Du coup, le face-à-face rituel entre libéralisme à la Schumpeter et social-démocratie keynésienne ne va plus de soi non plus, et c’est toute l’assise économique du pays qui à son tour est ébranlée. Bien sûr, ce rêve du Front national est encore dans les brumes, mais on l’aperçoit au coin de la rue. Le Premier ministre ne dit pas autre chose en affirmant que le scrutin des départementales marque un bouleversement durable du paysage politique. Ce que Marine Le Pen s’empresse de traduire au plan économique par une dichotomie fondatrice entre patriotisme et mondialisme. Ce langage simple est un poison mortel pour l’alternance classique. Mais c’est d’abord un défi sans précédent pour les deux grandes doctrines économiques qui, chacune avec son électorat, symbolisent cette alternance. En somme, Marine Le Pen voudrait les fusionner de force pour leur opposer ses propres solutions alternatives. C’est la théorie du remplacement. Cet activisme FN a été entravé aux départementales par le mode de scrutin majoritaire, mais ses listes ont obtenu au second tour 4?108?404 voix, soit 1?169?901 voix de plus que le seul PS et 981?412 voix de moins que l’alliance UMP-UDI. “Le face-à-face rituel entre libéralisme à la Schumpeter et social-démocratie keynésienne ne va plus de soi non plus” La tripartition est ancrée dans le pays, même si l’abstention d’un électeur sur deux relativise le résultat. “J’ai entendu le message” s’est empressé de déclarer le Premier ministre à l’issue du vote du 29?mars. Manuel Valls répondait sur le registre économique. Il mise sur un soutien à l’investissement, dans le numérique notamment, en créant une nouvelle niche fiscale. Un assouplissement du dispositif maintien de l’emploi contre baisse de salaire serait également envisagé. Dans le même temps, François Hollande agissait sur le registre politique en fredonnant l’air de l’union de la gauche. Il y a une incompatibilité objective, au sommet de l’État, entre les deux démarches. Pour la gauche “gauche”, Manuel Valls reste l’homme (politique) à abattre à cause de questions de fond. En réalité, la fin au moins provisoire du bipartisme va pousser chaque acteur, façon ‘Le bon, la brute et le truand’, à radicaliser ses positions. La base PS va pencher à gauche toute. L’UMP va accentuer sa droitisation. Le FN va caricaturer tout compromis négocié avec les partenaires extérieurs de la France en “soumission”. Le plus grave dans cette configuration est l’absence de garde-fous qui fassent consensus. Où est le nouveau Keynes qui servirait de “guide d’intérêt général”?? Dans ce pays, la correspondance entre programmes électoraux et réalisme économique a toujours été assez lointaine. Conséquence, le camp vainqueur commence en général par satisfaire quelques promesses démagogiques, puis il tourne casaque pour respecter les lois économiques élémentaires. François Hollande a suivi à la perfection ce schéma. Le chef de l’État a commencé par faire “une politique de gauche” en taxant les hautes rémunérations – que l’on pense à l’affaire des 75?% –, et surtout en alignant la taxation des revenus du capital sur celle du travail. “Il y a une incompatibilité objective, au sommet de l’État, entre les deux démarches”. Une disposition qui, de l’avis unanime, a dissuadé nombre d’investisseurs… d’investir. L’Élysée a ensuite supervisé la guerre de tranchées entre les jeunes entrepreneurs de croissance et l’administration fiscale, avant de recommander une régulation plus efficace. Puis le Pacte de responsabilité a franchement détendu l’atmosphère en allégeant la trajectoire des charges pesant sur les sociétés. Le paradoxe est que ce retournement “pro-business” du gouvernement est sans cesse torpillé par les marqueurs de gauche placés par la majorité PS de l’Assemblée nationale. Ce qui suffit à ruiner le retour à un climat de confiance avec l’entreprise, et à perdre le bénéfice du recentrage – y compris au plan électoral. La loi Hamon sur l’obligation d’informer le personnel en amont de toute vente d’une TPE est un cas d’école de crispation inutile, les amendements ultérieurs étant eux-mêmes biaisés.

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25-03-2015

Un simulateur de vol extrême

Paris Charles de Gaulle, 11 heures. Excité, je découvre enfin la cabine de l’A330 et m’assieds sur le siège avant gauche, tandis que mon ami se pose dans le siège arrière. C’est lui qui m’a offert ce vol en simulateur. Tandis que mon instructeur prend position à mes côtés, sur le siège du co-pilote, j’observe la cabine, qui est l’exacte réplique d’un Airbus. La simulation est saisissante de réalisme. Par la fenêtre, j’aperçois l’aéroport de Nice, qui brille dans la nuit. Les instruments de bord brillent comme un sapin de Noël dans le cockpit. Je me retourne et aperçois les rangées de sièges du compartiment passager. Je ne vois pas trop à quoi peut servir de simuler cette partie de l’appareil, mais ils ont poussé l’immersion jusque là. Impressionné, j’attache ma ceinture et mets mon casque. Une poignée de minutes plus tard, après avoir procédé aux vérifications d’usage sous l’oeil attentif de mon instructeur, je demande finalement à la tour l’autorisation de décoller, puis pousse la manette des gaz. Un instant plus tard, je tire le manche vers moi et l’appareil quitte le tarmac dans le hurlement des moteurs. Je me retrouve collé contre mon siège tandis que nous grimpons à deux mille pieds. L’expérience est si prenante que j’en oublie qu’il s’agit d’une simulation. On est loin d’un FSX, ici. Ce simulateur professionnel est utilisé par les compagnies pour l’instruction de leurs pilotes de ligne et il reproduit la réalité à plus de 98% ! Niveau visuel, d’abord : la terre est rendue en qualité photo-réaliste. Les conditions météorologiques sont si bien rendues qu’on ne peut parfois distinguer le réel du virtuel : la nuit et son ciel étoilé sont incroyables ; l’orage près duquel nous passons est une pure merveille. Mais c’est au niveau sensations où l’expérience est la plus troublante : la cabine est aménagée sur des vérins hydrauliques, qui permettent de recréer tout ce qu’on peut ressentir en vol : accélérations, inclinaison, turbulences… J’ai opté pour un simple trajet entre Nice et Ajaccio, de nuit et sous un ciel dégagé. Une expérience magique et reposante… jusqu’à ce qu’un moteur me lâche et que le panneau de bord se mette à clignoter en tous sens (j’apprendrai plus tard que mon ami avait discrètement demandé à compliquer le vol avec une avarie) ! Je peux vous dire que ça n’a beau être qu’une simulation, la panique est bien réelle quand résonnent les alarmes que vous devez vous poser en urgence dans le noir sur une autoroute ! C’est de loin la meilleure expérience de simulation que j’aie jamais faite, et je la recommande à tous les accros de simulation. Et si vous êtes un mordu d’adrénaline, demandez-donc des conditions météos défavorables pour votre vol, ou une panne moteur : vous m’en direz des nouvelles… Pour en savoir plus, je vous laisse le lien vers la société chez qui fait cette expérience de simulateur de vol.

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