27-05-2015

Titicaca

Un voyage au Pérou m’a amené, la semaine dernière, à découvrir le lac Titicaca. Un lac intéressant à plus d’un titre. Tout d’abord, il s’avère qu’il est dangereux pour l’audition : si vous avez des enfants, veillez à ne jamais prononcer le nom de ce lac quand ils sont à portée d’oreille (ce serait comme donner de la nourriture après minuit à un mogwai) ; j’ai eu le malheur de prononcer ce nom devant mon fils, et ce dernier a hurlé de rire pendant des heures. Cela dit, le lac est aussi magnifique à contempler. Je l’ai découvert de deux manières : lors d’un vol en hélicoptère d’une part, pour apprécier le panorama d’ensemble et ses nombreuses îles (41 au total) ; puis en barque pour voir de plus près ce lieu mythique pour les incas. Le lac s’étend à cheval sur la frontière entre le Pérou et la Bolivie (avec en arrière-plan la cordillère Royale aux montagnes coiffées de neige : je vous laisse imaginer le spectacle). Il s’agit rien de moins que du plus grand lac d’Amérique du Sud. Et, depuis 1862, depusi qu’un bateau à vapeur y fut assemblé pièce par pièce et mis à l’eau, c’est aussi la plus haute voie navigable du monde : 8 300 km2 à une altitude de 3 810 m au-dessus du niveau de la mer. Si des bateaux modernes sillonnent le lac, les descendants du peuple Uros y utilisent encore des bateaux tressés avec des roseaux totora. Les habitants se sont adaptés à la vie dans cette région d’altitude : leur cœur et leurs poumons sont plus développés que la normale et ils ont plus de globules rouges dans le sang. En ce qui concerne le lac, il possède non seulement ses propres hommes, mais aussi ses propres espèces d’animaux comme le grèbe du Titicaca et une espèce très particulière de grenouille qui passe sa vie entière dans les eaux peu profondes et riches en sédiments. Cette grenouille est un très bel exemple d’adaptation à l’air raréfié de cet endroit : elle absorbe l’oxygène à travers sa peau froissée, qui ressemble à un costume trop grand et dont les plis augmentent la surface de contact. Du côté bolivien, on prétend que c’est sur l’Isla del Sol, « l’île du Soleil », que les dieux sont descendus pour fonder la dynastie inca et apporter la sagesse aux habitants de la région. Si vous visitez un jour ce lac, faites-le d’abord avec un vol en hélicoptère (suivez le lien pour le contact du prestataire) : vous pourrez ainsi voir de plus près cette fameuse île.

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27-05-2015

Macroprudentiel – le nouveau gros mot

JP Morgan a récemment annoncé sa décision de soumettre à un taux d’intérêt négatif certains dépôts de ses gros clients investisseurs institutionnels. Au départ, l’annonce a paru déconcertante, et a donné lieu à diverses interprétations. C’était pour les uns un pas de plus vers la déflation et les taux d’intérêt négatifs qui l’accompagnent, et pour les autres la volonté de la mégabanque de réveiller ces liquidités dormantes et de les attirer vers des produits plus lucratifs pour ses clients… et pour elle. Mais on peut aussi y voir tout autre chose, de plus positif, directement lié à la mise en place des premières mesures macroprudentielles qui touchent les mégabanques. Alors pour une fois, ne boudons pas notre plaisir?! Le macroprudentiel a longtemps semblé être l’Arlésienne des réformes bancaires?: on en parlait beaucoup, surtout dans les sphères académiques et dans les grandes institutions – à la Banque des règlements internationaux notamment – mais on la pratiquait peu. Un peu partout, on reconnaissait la nécessité de mieux prévenir le risque systémique au moyen d’instruments permettant de contrer le cycle financier (évolution du crédit, des prix d’actifs, etc.) et de mesures touchant les établissements faisant courir, de par leur taille ou leurs interconnexions avec d’autres, le risque d’un effondrement global du système. Nécessaire, le macroprudentiel a su d’abord se frayer un chemin dans les interstices du dispositif microprudentiel convenu à Bâle en 2010 (Bâle III), avec un petit coussin contracyclique et des surcharges de fonds propres pour les banques systémiques (baptisés “G-SIB” pour Global systemically important banks, par le Comité de Bâle et le FSB – Financial Stability Board). Est venu ensuite, en novembre?2014, le TLAC (Total Loss Absorbing Capacity) proposé par le FSB pour rendre possible un renflouement par les créanciers (bail in) dans le cas des banques systémiques. Dans le même temps, le Comité de Bâle précisait le mode de calcul des surcharges en fonds propres auxquelles seraient soumises ces grandes banques systémiques. Et c’est à cela précisément que réagit JP Morgan. Par sa taille et par ses interconnexions avec d’autres établissements financiers, JP Morgan est un grand établissement systémique, en bonne place sur la liste des 29 “G-SIB” répertoriés par le FSB, et soumis donc à une surcharge en fonds propres. Plus le score systémique des établissements est important, et plus la surcharge en fonds propres l’est aussi. Or les gros dépôts institutionnels (provenant des hedge funds, banques étrangères, fonds de private equity), parce qu’ils sont jugés volatils par le régulateur, qu’ils accroissent la taille du bilan ainsi que les interconnexions avec d’autres établissements financiers, élèvent ce score. “En réduisant la taille d’une mégabanque, en limitant les interconnexions avec des entités du shadow banking, la taxation des gros dépôts institutionnels est plutôt de nature à limiter le risque systémique. Une voie à suivre donc pour les autres mégabanques?!” La mégabanque voudrait réduire de 100?milliards de dollars ces gros dépôts d’investisseurs institutionnels (cela ne concerne pas les petits dépôts). Il lui fallait trouver un moyen de les attirer moins, le but étant de réduire son score de “systémicité” pour diminuer la surcharge en fonds propres qui va avec. Pas d’effets pervers ici?! Au contraire, la réaction provoquée par la crainte d’une surcharge va dans le sens de la stabilité financière. En réduisant la taille d’une mégabanque, en limitant les interconnexions avec des entités du shadow banking – même si tous les investisseurs institutionnels ne sont pas des banquiers de l’ombre –, la taxation des gros dépôts institutionnels est plutôt de nature à limiter le risque systémique. Une voie à suivre donc pour les autres mégabanques?!

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27-05-2015

Nous sommes dans l’ère du tripartisme

Le choc du tripartisme ébranle l’assise politique de la Ve?République parce que l’alternance gauche-droite ne va plus de soi. Du coup, le face-à-face rituel entre libéralisme à la Schumpeter et social-démocratie keynésienne ne va plus de soi non plus, et c’est toute l’assise économique du pays qui à son tour est ébranlée. Bien sûr, ce rêve du Front national est encore dans les brumes, mais on l’aperçoit au coin de la rue. Le Premier ministre ne dit pas autre chose en affirmant que le scrutin des départementales marque un bouleversement durable du paysage politique. Ce que Marine Le Pen s’empresse de traduire au plan économique par une dichotomie fondatrice entre patriotisme et mondialisme. Ce langage simple est un poison mortel pour l’alternance classique. Mais c’est d’abord un défi sans précédent pour les deux grandes doctrines économiques qui, chacune avec son électorat, symbolisent cette alternance. En somme, Marine Le Pen voudrait les fusionner de force pour leur opposer ses propres solutions alternatives. C’est la théorie du remplacement. Cet activisme FN a été entravé aux départementales par le mode de scrutin majoritaire, mais ses listes ont obtenu au second tour 4?108?404 voix, soit 1?169?901 voix de plus que le seul PS et 981?412 voix de moins que l’alliance UMP-UDI. “Le face-à-face rituel entre libéralisme à la Schumpeter et social-démocratie keynésienne ne va plus de soi non plus” La tripartition est ancrée dans le pays, même si l’abstention d’un électeur sur deux relativise le résultat. “J’ai entendu le message” s’est empressé de déclarer le Premier ministre à l’issue du vote du 29?mars. Manuel Valls répondait sur le registre économique. Il mise sur un soutien à l’investissement, dans le numérique notamment, en créant une nouvelle niche fiscale. Un assouplissement du dispositif maintien de l’emploi contre baisse de salaire serait également envisagé. Dans le même temps, François Hollande agissait sur le registre politique en fredonnant l’air de l’union de la gauche. Il y a une incompatibilité objective, au sommet de l’État, entre les deux démarches. Pour la gauche “gauche”, Manuel Valls reste l’homme (politique) à abattre à cause de questions de fond. En réalité, la fin au moins provisoire du bipartisme va pousser chaque acteur, façon ‘Le bon, la brute et le truand’, à radicaliser ses positions. La base PS va pencher à gauche toute. L’UMP va accentuer sa droitisation. Le FN va caricaturer tout compromis négocié avec les partenaires extérieurs de la France en “soumission”. Le plus grave dans cette configuration est l’absence de garde-fous qui fassent consensus. Où est le nouveau Keynes qui servirait de “guide d’intérêt général”?? Dans ce pays, la correspondance entre programmes électoraux et réalisme économique a toujours été assez lointaine. Conséquence, le camp vainqueur commence en général par satisfaire quelques promesses démagogiques, puis il tourne casaque pour respecter les lois économiques élémentaires. François Hollande a suivi à la perfection ce schéma. Le chef de l’État a commencé par faire “une politique de gauche” en taxant les hautes rémunérations – que l’on pense à l’affaire des 75?% –, et surtout en alignant la taxation des revenus du capital sur celle du travail. “Il y a une incompatibilité objective, au sommet de l’État, entre les deux démarches”. Une disposition qui, de l’avis unanime, a dissuadé nombre d’investisseurs… d’investir. L’Élysée a ensuite supervisé la guerre de tranchées entre les jeunes entrepreneurs de croissance et l’administration fiscale, avant de recommander une régulation plus efficace. Puis le Pacte de responsabilité a franchement détendu l’atmosphère en allégeant la trajectoire des charges pesant sur les sociétés. Le paradoxe est que ce retournement “pro-business” du gouvernement est sans cesse torpillé par les marqueurs de gauche placés par la majorité PS de l’Assemblée nationale. Ce qui suffit à ruiner le retour à un climat de confiance avec l’entreprise, et à perdre le bénéfice du recentrage – y compris au plan électoral. La loi Hamon sur l’obligation d’informer le personnel en amont de toute vente d’une TPE est un cas d’école de crispation inutile, les amendements ultérieurs étant eux-mêmes biaisés.

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25-03-2015

Un simulateur de vol extrême

Paris Charles de Gaulle, 11 heures. Excité, je découvre enfin la cabine de l’A330 et m’assieds sur le siège avant gauche, tandis que mon ami se pose dans le siège arrière. C’est lui qui m’a offert ce vol en simulateur. Tandis que mon instructeur prend position à mes côtés, sur le siège du co-pilote, j’observe la cabine, qui est l’exacte réplique d’un Airbus. La simulation est saisissante de réalisme. Par la fenêtre, j’aperçois l’aéroport de Nice, qui brille dans la nuit. Les instruments de bord brillent comme un sapin de Noël dans le cockpit. Je me retourne et aperçois les rangées de sièges du compartiment passager. Je ne vois pas trop à quoi peut servir de simuler cette partie de l’appareil, mais ils ont poussé l’immersion jusque là. Impressionné, j’attache ma ceinture et mets mon casque. Une poignée de minutes plus tard, après avoir procédé aux vérifications d’usage sous l’oeil attentif de mon instructeur, je demande finalement à la tour l’autorisation de décoller, puis pousse la manette des gaz. Un instant plus tard, je tire le manche vers moi et l’appareil quitte le tarmac dans le hurlement des moteurs. Je me retrouve collé contre mon siège tandis que nous grimpons à deux mille pieds. L’expérience est si prenante que j’en oublie qu’il s’agit d’une simulation. On est loin d’un FSX, ici. Ce simulateur professionnel est utilisé par les compagnies pour l’instruction de leurs pilotes de ligne et il reproduit la réalité à plus de 98% ! Niveau visuel, d’abord : la terre est rendue en qualité photo-réaliste. Les conditions météorologiques sont si bien rendues qu’on ne peut parfois distinguer le réel du virtuel : la nuit et son ciel étoilé sont incroyables ; l’orage près duquel nous passons est une pure merveille. Mais c’est au niveau sensations où l’expérience est la plus troublante : la cabine est aménagée sur des vérins hydrauliques, qui permettent de recréer tout ce qu’on peut ressentir en vol : accélérations, inclinaison, turbulences… J’ai opté pour un simple trajet entre Nice et Ajaccio, de nuit et sous un ciel dégagé. Une expérience magique et reposante… jusqu’à ce qu’un moteur me lâche et que le panneau de bord se mette à clignoter en tous sens (j’apprendrai plus tard que mon ami avait discrètement demandé à compliquer le vol avec une avarie) ! Je peux vous dire que ça n’a beau être qu’une simulation, la panique est bien réelle quand résonnent les alarmes que vous devez vous poser en urgence dans le noir sur une autoroute ! C’est de loin la meilleure expérience de simulation que j’aie jamais faite, et je la recommande à tous les accros de simulation. Et si vous êtes un mordu d’adrénaline, demandez-donc des conditions météos défavorables pour votre vol, ou une panne moteur : vous m’en direz des nouvelles… Pour en savoir plus, je vous laisse le lien vers la société chez qui fait cette expérience de simulateur de vol.

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25-03-2015

La Grèce continue vers l’abysse

Il est vital pour la Grèce d’obtenir une restructuration de sa dette publique afin de retrouver des marges de manoeuvre lui permettant de planifier et d’organiser son économie et de se financer à nouveau sur les marchés, a déclaré jeudi Alexis Tsipras. « Nous ne pouvons plus prétendre que la dette publique du pays est viable et que son service peut être assuré quand elle est à 178% » du produit intérieur brut, a dit le Premier ministre grec. « Il est absolument vital pour la Grèce d’obtenir une restructuration de sa dette » a-t-il ajouté. Restructurée, la dette grecque pourrait s’engager fermement sur une trajectoire de baisse, même avec une reprise modeste de la croissance nominale, a-t-il souligné. Alexis Tsipras s’exprimait au siège de l’OCDE à Paris, où il a signé un accord d’assistance technique pour l’identification et la mise en oeuvre de réformes de l’économie grecque par son gouvernement issu des élections de mi-janvier. Il a assuré qu’Athènes avait les moyens de faire face à ses obligations financières même s’il ne reçoit pas de nouvelle tranche de son aide internationale, actuellement gelée par ses grands créanciers le temps d’évaluer ce programme de réformes. « Il n’y a aucune raison de s’inquiéter (…) même s’il n’y a pas de versement d’une tranche en temps voulu, la Grèce remplira ses obligations », a-t-il assuré, alors que des économistes s’inquiètent du risque d’un défaut de paiement du pays. Selon l’Agence grecque de la dette publique (PDMA), le pays doit rembourser cette année 16 milliards d’euros au titre du principal de sa dette, auxquels s’ajoutent 5,87 milliards d’euros au titre des intérêts. Mais Athènes n’a plus accès aux marchés obligataires et ses émissions de bons du Trésor sont plafonnées, tandis que les banques du pays ne peuvent compter que sur les liquidités de la banque centrale nationale dans le cadre d’un mécanisme d’urgence. Alexis Tsipras a une nouvelle fois exprimé sa volonté de rompre de manière « irréversible » avec les années d »‘austérité » imposée par la « troïka » constituée par l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le FMI en échange de leur aide à la Grèce. Il a indiqué qu’Athènes souhaitait nouer avec ses partenaires européens une nouvelle relation « fondée sur la sincérité et la compréhension mutuelle », l’accord conclu avec l’OCDE devant permettre, selon lui, de faire progresser les choses sur ce point. « Nous sommes ici pour que l’OCDE mette son sceau sur les réformes que le gouvernement grec compte introduire et je pense que son visa sur notre passeport sera très significatif pour établir une confiance mutuelle avec nos créanciers », a-t-il dit. Cette confiance est mise à mal par des polémiques entre la Grèce d’une part, l’Allemagne et la BCE de l’autre, cette dernière ayant été accusée par le ministre des Finances Yanis Varoufakis de mener une politique « asphyxiante » envers Athènes. Pour Alexis Tsipras, les nouvelles réformes « structurelles » que les Grecs entendent mettre en oeuvre doivent permettre de rétablir la justice sociale et la croissance.

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25-03-2015

Hollande et le décrochage du réel

La France doit retrouver confiance à la faveur de la reprise économique pour ne plus avoir peur, a déclaré jeudi François Hollande, qui s’efforce avec Manuel Valls de détourner les électeurs du Front national avant les élections départementales. « C’est au moment où, justement, nous sommes dans cette phase de reprise qu’il faut ouvrir les yeux, ne rien nier de la réalité, des difficultés, mais avoir confiance dans ce que nous sommes », a dit le président, qui visitait des entreprises exportatrices en Isère, un département qui pourrait basculer à droite le 29 mars. « C’est en ayant confiance dans ce que nous pouvons porter ensemble que nous n’aurons plus peur », a dit le chef de l’Etat, pour qui la baisse de l’euro, des taux d’intérêt et des prix du pétrole constituent un environnement idéal et une bouffée d’oxygène pour les entreprises françaises. François Hollande, qui avait promis, en vain, d’inverser la courbe du chômage à la fin de 2013, s’était, suite à ce désaveu, astreint à la prudence sur le terrain des prévisions économiques avant de regagner son optimisme ces derniers mois. Venu célébrer, selon son entourage, « la France qui gagne », François Hollande a profité de sa visite pour fustiger la tentation « du repli », présente selon lui dans le programme du parti de Marine Le Pen, qui souhaite sortir la France de l’euro. « Regardez ces entreprises qui exportent, si l’on fermait les frontières, si l’on sortait de la zone euro, quel serait le destin de ces entreprises? », s’est interrogé le chef de l’Etat sur le site de Serge Ferrari, un groupe dont les toiles en composites souples équipent notamment des stades au Brésil. François Hollande a approuvé les propos de son Premier ministre, qui a dit « fustiger » un FN selon lui aux portes du pouvoir et favori du scrutin des départementales. « Le premier ministre a eu raison de dire qu’il y avait une menace », a estimé François Hollande, qui a pris le contre-pied du discours critique du FN vis-à-vis de l’Union européenne. Le chef de l’Etat a ainsi loué les décisions « audacieuses » de la Banque centrale européenne, qui prévoit d’injecter plus de mille milliards d’euros sur les marchés au cours des 18 prochains mois. La politique monétaire de la BCE, cumulée aux baisses de charges décidées par son gouvernement constituent une base solide pour la reprise de l’économie, a estimé François Hollande sur le site de Poma, une entreprise qui équipe de ses téléphériques urbains des métropoles comme New York ou Medellin, en Colombie.

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06-02-2015

Rien ne va plus dans l’aviation militaire

L’actualité des avions de chasse est loin d’être rose, depuis le crash du F-16 lundi dernier sur le territoire espagnol. Une information insolite aura cependant réussi à me faire sourire: l’histoire improbable de ce motard indien ayant survécu à un accident complètement improbable : il a été renversé par un Mig 27 en train de s’écraser et s’en est sorti presque sans une égratignure ! Imaginez la scène. Cela s’est passé mardi dernier près de Barmer dans le Rajasthan, par une belle journée ensoleillée. Loon Singh, un homme de 26 ans, roulait tranquillement dans son village. Il distribuait des invitations pour son futur mariage lorsqu’il a eu la désagréable surprise de trouver sur son chemin un Mig 27. L’avion de chasse de l’armée indienne l’a heurté alors qu’il était en train de s’écraser. L’homme est alors tombé de sa moto qui s’est immédiatement embrasée. Au final ? Le jeune homme de 26 ans n’a eu qu’une main fracturée et quelques brûlures mineures. Un vrai miraculé. Quant au pilote de l’avion, il a eu le temps de s’éjecter et a lui aussi survécu. Cet événement est d’autant plus déroutant après la tragédie du F-16 la semaine dernière. Tragique accident le lundi vers 15h ; incident miraculeux le lendemain vers 15h. On en viendrait presque à croire à la chance (et à son contraire). L’actualité aérienne militaire est morose, depuis l’accident tragique du F-16 grec qui a fait neuf morts français en Espagne, lundi dernier. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui une histoire qui est son exact inverse, et qui s’est déroulée le lendemain même du crash à Los Llanos: la survie miraculeuse d’un homme lors du crash d’un avion de chasse. La scène se passe près de Barmer, au Rajasthan. Il est environ 15 heures, et c’est une belle journée ensoleillée. Un indien, Loon Singh, 26 ans, se rend en moto au village voisin : il distribue des invitations pour son futur mariage. Soudain, un MiG-27 apparaît et s’écrase tout près de lui ! Le choc le fait chuter de sa moto, et cette dernière s’embrase immédiatement. Conduit à l’hôpital, les médecins découvrent avec stupeur que l’homme ne souffre que d’une fracture de la main et de quelques brûlures. De son côté, le pilote du MiG est quant à lui parvenu à s’éjecter, ce qui élève à zéro le nombre de victimes de ce crash. L’appareil avait décollé de l’aéroport de Jodhpur et se rendait à la base militaire d’Uttarlai. C’était un vol de routine, et l’on ne connaît pas encore les causes de l’accident, mais une enquête a d’ores et déjà été ouverte. Les avions de chasse sont décidément tombés comme des mouches, la semaine dernière. Pourtant, leur perte n’occasionne décidément pas les mêmes pertes humaines d’un jour à l’autre. Source : Avion de chasse

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06-02-2015

Les futures mauvaises relations russo-allemandes

Les legislateurs russes envisagent de réclamer 3 milliards de dédommagements pour les victimes soviétiques de la seconde guerre mondiale. Le gouvernement allemand était déjà à cran avec le dossier grec et le nouveau gouvernement Syriza qui n’a pas l’air de vouloir courber l’échine face aux gentils escrocs financiers, la menace de la Russie de réclamer 3 milliards d’euros de dédommagements risque de leur rester en travers de la gorge… Il y a un prix à payer pour tout, même (et surtout) quand on est un vassal complet des États-Unis… Mais il y a une chose de triste, sont réclamés 3 milliards d’euros de dédommagements (dans un premier temps) pour 27 millions de morts, cela met la vie perdu à…. 111,111111 euros, la vie ne représente vraiment pas grand chose vu comme cela… Un groupe de législateurs russes envisage d’exiger au moins 3 milliards d’euros à l’Allemagne pour les dommages subits par l’URSS pendant la Seconde Guerre mondiale.
Mikhail Degtiariov, membre du parti LDPR a déclaré au journal Izvestia » que la demande est techniquement possible depuis que l’URSS a signé un accord sur la cessation des réparations de guerre avec la République démocratique allemande, pas avec l’Allemagne de l’Ouest, ni avec l’Allemagne réunifiée. « Il s’avère que l’Allemagne a payé des compensations aux victimes 6 millions de victimes de l’Holocauste, en ignorant les 27 millions de citoyens soviétiques qui sont morts, dont plus de 16 millions de civils». Degtiariov a évalué les dommages économiques dans le pays au moins à 3 ou 4 milliards d’euros, une somme que, selon le politicien, doit encore confirmer un groupe de travail qui doit être formé dans la Douma, la chambre basse de la Russie. Le législateur explique que le groupe devrait comprendre des représentants de la Biélorussie , de l’Ukraine ainsi que d’autres anciennes républiques soviétiques qui peuvent exiger une rémunération à l’Allemagne.

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06-02-2015

Grèce, réelle victoire de la démocratie ?

On peut dire que la démocratie a gagné en Grèce, mais en réalité c’est surtout la stupidité qui vient de l’emporter, et elle vient toujours avec démagogie. Dimanche, les Grecs ont voté massivement pour Syriza, une victoire qui est celle de cette démocratie trop souvent ignorée ou refusée par l’Union Européenne. La victoire de Syriza est une revanche contre cette Europe, qui, en novembre 2011 avait osé refuser au Premier ministre grec de l’époque un référendum sur le nouveau plan d’austérité, malgré toute la bonne volonté de ce dernier pour créer des conditions favorables à son adoption. C’est une aussi une revanche contre ces hiérarques européens, Moscovici ou Juncker, qui avaient lourdement appuyé le gouvernement en place. A force de ne pas la respecter, la démocratie s’est bien vengée. Cette victoire est aussi une victoire de la démocratie dans le sens où elle sanctionne l’échec de l’équipe au pouvoir, qui l’avait emporté d’un fil en 2012 en défendant les plans européens. Au final, l’austérité a enfoncé le pays dans la dépression et la misère sans même régler le problème de la dette malgré deux défauts : presque tous les économistes s’accordent pour dire qu’il faut une nouvelle restructuration de la dette ! Le fonctionnement normal de la démocratie impliquait un tel résultat. Dès lundi, Syriza s’est alliée avec un petit parti de droite hostile aux plans européens. Une alliance contre-nature pour certains. Mais Syriza est bien plus modéré qu’on ne le croit : ses revendications sont très proches de celles des prix Nobel d’économie Paul Krugman et Joseph Stiglitz, pas vraiment des extrémistes. D’ailleurs, les marchés n’ont même pas tremblé au verdict du scrutin ! Et si les Grecs Indépendants sont classés à droite de Nouvelle Démocratie, leur opposition aux plans est aussi sociale… Et même si ces deux partis ne sont pas d’accord sur tout, ils le sont sur les deux sujets les plus importants en Grèce. Le premier, c’est le refus de ces plans d’austérité qui ajoutent à leur indignité sociale une inefficacité tristement prévisible. Le second, c’est le refus de se voir dicter par l’extérieur ce qu’il faut faire. On sous-estime sans doute l’humiliation dont ont été victimes les Grecs depuis près de cinq ans et à quel point par conséquent, le vote Syriza restaure sans doute la dignité nationale.

Si la démocratie est néé à Athènes, les démocraties européennes y ont sans doute trouvé une seconde jeunesse dimanche. Les Grecs nous disent que la volonté populaire peut être plus forte que les traités. Voici un message qui devrait résonner dans toute l’Europe dans les années à venir.

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08-01-2015

Une suggestion pour les amateurs de cuisine : le wampi

Le mois dernier, j’ai découvert lors d’un cours de cuisine un fruit aux propriétés intéressantes, qui m’a donné quelques idées pour développer de nouveaux plats. Je partage donc cette découverte avec vous, en espérant qu’il inspirera autant les amateurs de cuisine qu’il m’a inspiré. Il s’agit en fait d’un cousin éloigné de l’orange, le wampi. Il ressemble à un gros raisin et pousse en régimes qui peuvent compter jusqu’à 80 fruits, dont chacun se compose de cinq segments de chair moelleuse et très parfumée. Les arbres à wampi et leur sombre feuillage sont originaires du sud de la Chine, mais fournissent dans toute l’Asie du Sud-Est une ombre recherchée. Cet arbre pousse également bien en serres au Royaume-Uni. S’il n’est pas vendu partout en France, il n’est pas introuvable pour autant : et il est suffisamment exotique pour que vos invités aient peu de chance de le connaître ! ^^
Le fruit porte plusieurs noms locaux, tels que wang-pei en Malaisie, galumpi aux Philippines, hong bi au Vietnam et som-mo-fai en Thailande, où il est considéré comme le meilleur fruit du pays.
Car ce fruit est gustativement intéressant : sa chair semblable à de la gelée peut être sucrée et piquante, ou âcre et presque amère.
Le wampi devient jaune en mûrissant. Malgré une peau fine comme du papier, qui se pèle facilement, le wampi est également tres légèrement velu, résineux et relativement dur, et doit donc être pelé avant d’étre mangé. Chaque fruit contient un ou plusieurs grands pépins, mais il existe une variété sans pépins développée ces dernières années.
En Chine, le wampi accompagne les plats de viande et est utilisé pour confectionner tartes, confitures et boissons, dont un apéritif de type champagne obtenu par la fermentation du fruit avec du sucre. Un wampi tout a fait mûr et pelé peut être dégusté frais, une fois les pépins ôtés. La confiture ne peut être obtenue qu’a partir du fruit acide encore vert. Le fruit est réputé avoir un effet rafraîchissant et les Chinois l’apprécient également comme digestif. Bref, voilà un fruit qui ouvre le champ des possibles en matière de cuisine, et peut entrer dans la composition de nombreux plats !
Merci à Bernard, le « top chef » bien sympathique qui nous a appris à cuisiner ce fruit riche en goût et en possibilités ! Pour en savoir plus, suivez le lien vers ce cours de cuisine.

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